Les supporters l’ont adoré sur M6 pendant la Coupe du monde, mais Julien Brun se retrouve sans poste : «Je suis déçu de ne pas pouvoir travailler à la rentrée»
Bernard Colas -
Journaliste
Passionné de sport, de cinéma et de télévision (à l’écran comme derrière) depuis son enfance, Bernard est journaliste pour le 10 Sport depuis 2018. Plus habile clavier en main que ballon au pied, il décide de couvrir principalement un sport adulé, critiqué et détesté à la fois (le football) et un sport qui n’en est pas un (le catch).

Certains l’ont connu sur beIN Sports ou DAZN, d’autres ont attendu la Coupe du monde 2026 sur M6 pour entendre sa voix pour la première fois. Au fil des années, Julien Brun s’est imposé comme l’un des commentateurs préférés des Français, et pourtant, une nouvelle saison blanche se précise pour lui. Une situation frustrante à ses yeux, et assez incompréhensible pour les acteurs du milieu.

En plus de Xavier Domergue et Hamza Rahmani, Julien Brun était l’autre commentateur phare de cette Coupe du monde 2026 sur M6. Sans employeur fixe après ses passages à beIN Sports, Téléfoot, Prime Video ou encore DAZN, le journaliste de 48 ans avait été choisi par la Six pour poser sa voix sur les rencontres aux côtés de Samuel Umtiti,. Les téléspectateurs ont rapidement été séduits par ses commentaires tout au long de la compétition. Dans le milieu, son profil plaît également beaucoup.

« Il a ce que tout bon commentateur doit avoir, une personnalité par sa voix. Il est tout de suite reconnaissable », estimait récemment Karim Nedjari, actuel directeur de RMC, dans des propos accordés au Parisien. Et pourtant, Julien Brun s’apprête à vivre une nouvelle saison blanche.

« J’espère que ça bougera, mais pour l’instant, je ne pense pas que ça bougera énormément »

« La saison 2026/27 s’annonce assez floue, ou peut-être pas suffisamment floue et qu’elle est suffisamment nette pour moi, a regretté le journaliste dans un entretien accordé au média CAPTÉ. Je sors d’une Coupe du monde, donc je ne vais pas surement pas faire pleurer qui que ce soit. J’ai pris un plaisir immense pendant quelques semaines. Là, c’est vrai que je n’ai rien en terme de commentaires pour la rentrée. J’espère que ça bougera, mais pour l’instant, je ne pense pas que ça bougera énormément. Après, le pire n’est jamais certain. Après une année difficile, je me retrouve à commenter la Coupe du monde sur M6. »

« Je suis déçu de ne pas pouvoir travailler à la rentrée où que ce soit »

« Sincèrement, je suis déçu de ne pas pouvoir travailler à la rentrée où que ce soit, a-t-il ajouté. J’ai envie de commenter parce que c’est un métier et aussi une passion. Je vais faire d’autres trucs, je le sais. J’ai des projets de production, etc… Je ne vais pas rester les bras croisés, mais je ne peux pas forcer les gens à m’embaucher. » Une situation qui surprend Grégoire Margotton, la voix du foot sur TF1 récemment interrogée par Le Parisien : « J’étais persuadé que son talent le mettrait à l’abri de ce genre de situation. J’en suis toujours persuadé. Je pense que cette expérience sur M6 va lui redonner une visibilité et lui permettre de rebondir. » Karim Nedjari s’étonne également de voir ce « pur commentateur de la lignée de Thierry Roland » sans média : « Si demain, j’avais une télévision avec des matchs à commenter, je l’appellerai tout de suite. »

Relancé sur la perspective de rejoindre la rédaction de Ligue 1+, après ses expériences passées à commenter le Championnat de France, Julien Brun s’imagine mal rejoindre une équipe déjà formée. « Ils ont fait un lancement l’an passé qui a été réussi. Leur offre éditoriale est bonne, ils ont des gens qui ont bien bossé. Je ne vais pas dire que je n’aurais pas aimé faire partie de l’aventure, mais même si ça me frustre, je comprends les décisions managériales et éditoriales. Tu as des gens qui bossent bien, tu n’as pas forcément envie de te dire : "je vais les mettre dans l’insécurité". C’est frustrant, mais ça ne me paraît pas anormal », poursuit-il.

« Je suis dispo ! »

« Je ne suis pas le mieux placé pour parler de la situation objectivement (sourire). Moi, j’ai envie de continuer à faire ce métier, et je sais que ça reviendra à un moment, j’ose espérer. Après, c’est une histoire de timing, de chance un peu à certains moments, et puis de décisions humaines et personnelles. C’est aux patrons de décider. Je pense qu’à peu près tout le monde sait dans le métier où j’en suis, et que je suis dispo. Si quelqu’un a envie de m’appeler, il m’appelle. Mais je ne vais pas faire le forcing », conclut Julien Brun, gardant toujours le sens de l’humour : « Je suis dispo ! Je peux animer les mariages, commenter des rencontres à domicile, pas de souci ».

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