Cela fait à présent quatre ans que William Saliba a porté pour la première fois le maillot de l’équipe de France A. Appelé au pied levé pour remplacer Benjamin Pavard blessé, le joueur d’Arsenal n’a plus quitté le groupe des Bleus depuis. Et ce, malgré des débuts poussifs au cours desquels Didier Deschamps ne lui a jamais retiré la confiance qu’il avait en lui. L’international français l’en remercie avant la fin de la route de DD avec la sélection.

Didier Deschamps a lancé William Saliba dans le grand bain de l’équipe de France en mars 2022. Pour combler le vide laissé par Benjamin Pavard blessé, le sélectionneur des Bleus faisait appel au défenseur d’Arsenal qui était prêté à l’OM à l’époque. Le roc des Gunners aux côtés de Gabriel n’a depuis plus manqué un rassemblement lorsqu’il était physiquement apte à jouer.
«Il m’envoie plein de cœurs en me disant ‘félicitations’»
Comment a-t-il appris la nouvelle ? Non pas de la bouche du sélectionneur, mais d’un membre de l’équipe Nike, l’équipementier qui sponsorise William Saliba. Pour L’Équipe, le défenseur aux 31 sélections s’est confié sur le jour où tout a basculé. « C’est un truc de fou. J’étais appelé en Espoirs. Le jour où je devais rejoindre les Espoirs, je me réveille et la première personne qui me l’a dit, c’est un mec de Nike parce que je suis sponsorisé Nike, il m’envoie plein de cœurs en me disant ‘félicitations’. Quand il m’a dit félicitations, je ne m’attendais pas à ça et il me dit de ne pas le dire. J’étais comme un fou ».
«Il me redonnait à manger à chaque fois. C’est pour ça que j’aime beaucoup ce coach»
A quelques jours de l’entrée en lice de l’équipe de France à la Coupe du monde le 16 juin prochain contre le Sénégal, William Saliba devrait y prendre part dans la peau d’un titulaire après avoir été le remplaçant d’Ibrahima Konaté au Qatar en 2022. Alors que Didier Deschamps disputera son ultime compétition comme sélectionneur des Bleus avant de raccrocher le costume, Saliba lui a rendu hommage pour la confiance inébranlable qu’il a placé en lui.
« Je suis allé en sélection, c’est une dinguerie. Quand tu passes des Espoirs, tu as fait toutes les classes de l’équipe de France et tu arrives au château (ndlr de Clairefontaine), c’est le Graal. Tu arrives au Château avec les joueurs, tu dis bonjour au coach. Là, c’est sérieux. Franchement, la première fois est toujours spéciale et j’ai eu la chance de jouer les deux matchs amicaux. Et depuis, j’ai toujours été appelé même si ça n’a pas toujours été facile. Il y a des matchs où je n’ai pas été bon. Quand le coach faisait appel à moi, je n’ai pas été bon tout de suite, mais il m’appelait à chaque fois, il me redonnait à manger à chaque fois. C’est pour ça que j’aime beaucoup ce coach, je lui dois aussi beaucoup. Parfois tu arrives en équipe de France, tu ne joues pas bien et on ne te rappelle plus. J’ai eu la chance d’être toujours appelé depuis mes premières sélections ».