Didier Deschamps a tout plaqué sous la pression de Zinedine Zidane : «Sans ça, il aurait continué en équipe de France»
Arthur Montagne -
Journaliste
Affamé de sport, il a grandi au son des moteurs de Formule 1 et des exploits de Ronaldinho. Aujourd’hui, diplomé d'un Master de journalisme de sport, il ne rate plus un Grand Prix de F1 ni un match du PSG, ses deux passions et spécialités

Comme attendu depuis de nombreuses années, Zinedine Zidane a pris la succession de Didier Deschamps sur le banc de l'équipe de France. L'ancien entraîneur du Real Madrid entamera sa mission avec une première trêve internationale fin septembre. Néanmoins, la situation aurait pu prendre une toute autre tournure.

Dès le mois de janvier 2025, Didier Deschamps avait annoncé qu'il quitterait son poste de sélectionneur de l'équipe de France à l'issue de la Coupe du monde 2026, soit 14 ans après son arrivée. Le timing de l'annonce a pu surprendre, mais pas l'information en elle-même puisque la prolongation de Didier Deschamps à l'issue du Mondial au Qatar avait déjà fait polémique. Toujours est-il que c'est bien Zinedine Zidane qui a été officialisé comme nouveau sélectionneur. Là encore, rien de surprenant puisque l'ancien numéro 10 des Bleus était destiné à ce poste depuis de nombreuses années.

Deschamps poussé dehors par la pression populaire ?

Et c'est d'ailleurs cette attente autour de Zizou qui a pu pousser Didier Deschamps à prendre les choses pour précipiter l'annonce de son départ. C'est en tout cas la théorie du journaliste de RMC Simon Dutin. « Zinedine Zidane, il nous manque, voilà. Zidane manque à la France. Le peuple français veut du Zinedine Zidane. On n’a jamais digéré sa sortie en finale de Coupe du Monde 2006. On veut encore du Zidane. On a décidé que Zidane allait s’asseoir sur le banc de l’Equipe de France. S’il n’y avait pas cette espèce de tropisme médiatique et populaire, qui consiste à vouloir exiger que Zinedine Zidane soit à la tête des Bleus, je pense que Didier Deschamps aurait continué. Il y a énormément de gens qui ont été mal habitué par l’excellence du travail de Didier Deschamps, par le côté compétiteur de Didier Deschamps. On vit dans un pays qui n’a plus la mémoire », confie-t-il au micro de l'After Foot.

«Je pense que Didier Deschamps aurait continué»

Simon Dutin explique également que malgré l'aura autour de Zinedine Zidane, rien ne permet de garantir que son passage sur le banc de l'équipe de France sera une réussite. « On n’a pas de boule de cristal, on ne sait pas si ça va marcher. Il y a quand même un paquet d’exemples d’immenses joueurs qui n’ont pas confirmé sur le banc de clubs ou de sélections. Est-ce que ce sera un Franz Beckenbauer, ou est-ce que ce sera un Marco Van Basten… Je ne sais pas quel sélectionneur est arrivé avec plus de 1800 jours sans un banc de touche… Cela fait cinq ans que Zinedine Zidane n’a pas dirigé de match en tant qu’entraineur. C’est un mythe, c’est une légende, on a décidé que ce serait Zidane », ajoute le journaliste de RMC avant de poursuivre.

«On vit dans un pays qui n’a plus la mémoire»

« Il a pour lui le palmarès au Real Madrid. On n’a pas le droit de mettre d’astérisque en disant qu’il avait un effectif qui s’autogérait, qu’il était plus dans le management… Cela fait huit ans que le nom de Zidane est sur le tapis car il y a des gens qui trouvent que ça ne suffit pas d’aller en demi-finale ou en finale des grands tournois, que Didier Deschamps n’a gagné qu’une Coupe du Monde en quatorze dans de mandat… Je suis dans le train Zidane évidemment, j’ai hâte de voir ça, il y a l’aura, un demi-dieu… Mais est-ce que ça va mieux jouer qu’un Deschamps qui ne proposait pas du Joga Bonito… On a tendance avec Zidane à confondre le joueur immense et l’enchanteur qu’il était sur un terrain, avec un entraineur qui va devoir d’abord avoir des résultats et gérer une nouvelle génération. Mais évidemment j’espère que ce sera un franc succès », conclut Simon Dutin.

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