Après la demi-finale de l'Euro 2024, Didier Deschamps a convoqué Kylian Mbappé pour le rassemblement du mois de septembre. Un choix qu'il a fini par regretter. D'après l'ex-sélectionneur de l'équipe de France, le capitaine des Bleus n'était pas dans les meilleures dispositions pour honorer cette sélection.

En fin de contrat le 30 juin 2024 avec le PSG, Kylian Mbappé a refusé d'activer l'option pour étendre son bail d'une année. Refusant catégoriquement de laisser filer l'attaquant de 27 ans librement et gratuitement, la direction du PSG lui a fait vivre un enfer pendant plusieurs mois. Mais finalement, Kylian Mbappé a tout de même rejoint le Real Madrid pour 0€ il y a deux ans. Dans la foulée, le capitaine et numéro 10 de l'équipe de France a disputé l'Euro 2024. Mais alors qu'il s'est cassé le nez en début de compétition, Kylian Mbappé a vécu des semaines très compliquées en Allemagne. Pour couronner le tout, l'international tricolore a vécu un calvaire lors de ses premiers mois au Real Madrid. N'arrivant pas à évoluer à son meilleur niveau, Kylian Mbappé était sous le feu des critiques. Et entre les mois d'octobre et de décembre 2024, il était visé par une enquête pour viol en Suède. Malgré tout, Didier Deschamps a convoqué Kylian Mbappé pour le rassemblement du mois de septembre. Un choix qu'il a regretté par la suite.
«Je pensais qu'il était très important qu'il soit là»
« À un moment, vous ne vous êtes pas dit que vous étiez en train de le perdre, et que cela allait être long ? Non. Il a le droit d'avoir une période où il est moins bien. Kylian, je l'ai toujours dit, l'équipe de France sera toujours plus forte avec lui. Après est venue se raccrocher cette affaire où le tribunal médiatique a rendu son verdict, alors qu'à l'arrivée, il n'a même pas été interrogé par la justice suédoise. Pendant trois semaines, un mois, voire plus, cela a été violent. Kylian sait bien qu'on parlera toujours beaucoup de lui, même quand il n'est pas là. Mais sur des sujets aussi sensibles, c'est loin d'être évident. Avez-vous eu peur pour lui, ou pour l'équipe de France ? Je l'ai soutenu. De par les éléments que j'avais, je n'avais pas à être inquiet. Mais médiatiquement, aujourd'hui, le mal est fait avant de savoir si quelque chose est condamnable, et ensuite, c'est difficile de revenir en arrière. Après, les questions sur son niveau sportif, c'est autre chose, c'était passager. Peu de vacances, peu de préparation, six derniers mois compliqués à Paris, une douleur au dos, la fracture du nez à l'Euro, cela a forcément des conséquences athlétiques et psychologiques, plus son adaptation à Madrid. Cela a mis un peu de temps, mais c'est rentré dans l'ordre parce qu'il a fait tout ce qu'il fallait », avait regretté Didier Deschamps lors d'un entretien accordé à L'Equipe en février 2025, avant d'être relancé.
«Avec le recul, il n'était pas dans les meilleures dispositions»
« L'aviez-vous déjà vu aussi mal dans sa peau ? Non. Comme quoi ça peut arriver, surtout face à l'accumulation. Vous dîtes-vous aujourd'hui que vous n'auriez pas dû l'appeler en septembre ? Avec le recul, il n'était pas dans les meilleures dispositions. Mais on sortait de l'Euro, et par rapport au groupe, je pensais qu'il était très important qu'il soit là. Évaluer sa condition d'alors était difficile, et tout a fait boule de neige, ensuite, même si cela n'a pas été dramatique, non plus, en septembre. Il n'avait jamais connu, depuis le début de sa carrière, une période négative comme ça. C'est arrivé à d'autres joueurs au Real qui étaient attendus, et qu'on attend encore. Lui s'est relevé de cette période. L'important est de garder le lien, et d'échanger », avait reconnu Didier Deschamps, qui a cédé sa place de sélectionneur de l'équipe de France à Zinedine Zidane.