Coup de boule de Zidane en 2006 : Vingt ans après, un Italien en rajoute une couche !
Bernard Colas -
Journaliste
Passionné de sport, de cinéma et de télévision (à l’écran comme derrière) depuis son enfance, Bernard est journaliste pour le 10 Sport depuis 2018. Plus habile clavier en main que ballon au pied, il décide de couvrir principalement un sport adulé, critiqué et détesté à la fois (le football) et un sport qui n’en est pas un (le catch).

Il y a vingt ans, l’équipe de France s’inclinait en finale de la Coupe du monde contre l’Italie (1-1 a.p., 5-3 aux t.a.b). Une rencontre que Zinedine Zidane n’a pas terminée, exclu après son coup de boule sur Marco Materazzi en prolongation. Un ancien international transalpin est revenu sur ce fait de jeu déterminant.

Si le 12 juillet 1998 est un jour de fête dans l’histoire du football français, avec ce premier sacre à la Coupe du monde, le 9 juillet 2006 reste un mauvais souvenir pour les Bleus, battus en finale par l’Italie à l’issue d’une séance de tirs au but (1-1 a.p., 5-3 aux t.a.b). Une rencontre marquée par le coup de boule de Zinedine Zidane sur Marco Materazzi. Interrogé par Eurosport à l’occasion de l’anniversaire de ce 5e et dernier succès de l’Italie au Mondial, Cristian Zaccardo est revenu sur cette « erreur » de Zidane.

« Pour nous, c'est évident que cela a représenté un avantage sur la suite des événements »

« C'était un grand champion et un grand homme. Parfois, sur le terrain, l'adrénaline te fait faire des choses que tu ne devrais pas, mais cela peut arriver de dépasser la ligne rouge. Il a commis une erreur, pour lui et pour son équipe, confie l’ancien international italien, resté sur le banc le soir de la finale. En tant qu'adversaire, tu ne dois pas fêter les erreurs de tes adversaires sur le terrain, mais c'est évidemment qu'en tant que joueur italien, à ce moment-là du match... Pour nous, c'est évident que cela a représenté un avantage sur la suite des événements. »

Materazzi se défend

Marco Materazzi, aussi, a réagi aux vingt ans du sacre de la Squadra Azzurra en revenant en longueur sur cette soirée inoubliable pour lui ses coéquipiers de l’époque, et notamment le geste de Zinedine Zidane. « Je ne suis pas un saint, mais Zidane non plus, vu que ce n'était pas son premier geste, s’est-il défendu auprès de France Football. Souvenez-vous son expulsion en 1998 (contre l'Arabie saoudite). Mais, pour moi, ce sont des choses qui restent sur le terrain, ça aurait été tout à son honneur qu'il me serre la main après le match et on en serait restés là. J'avais même plus à perdre, parce que j'aurais été dépeint comme le fautif, je serais resté le méchant et lui, serait devenu le seigneur. »

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