Il y a vingt ans, l’équipe de France disputait l’une des finales les plus marquantes de son histoire, face à l’Italie. Mais elle n’est pas restée dans les mémoires pour le résultat, mais plutôt pour un fait de match assez particulier, avec le coup de tête de Zinedine Zidane sur Marco Materazzi.

C’est une image qui a marqué toute une génération. Au sommet de sa carrière, Zinedine Zidane aurait pu offrir un deuxième titre mondial à l’équipe de France huit ans après le premier. Mais cela s’est finalement terminé en véritable tragédie, avec une expulsion qui signera la fin de son histoire en tant que joueur.
« C'est le foot, pas le Far West »
Dans un entretien accordé à L’Equipe ce mardi, vingt ans après cette finale de la Coupe du monde 2006, Marco Materazzi est revenu sur cet épisode. « Je m'appuie sur Zidane quand il y a encore un centre. Lui se vexe et me dit : "Si tu veux le maillot, je te le donne après le match." Je réponds ce que je lui réponds. Après tout, un des plus célèbres trash-talkers de l'histoire, c'est Michael Jordan, donc bon... Mon avis est que j'ai été provoqué après avoir fait un geste défensif d'expérience. Si Vieira avait fait la même chose sur mon but, je ne me serais pas énervé, je lui aurais dit : "Bravo, tu m'as eu, la prochaine fois je serai plus futé." C'est le foot, pas le Far West » a expliqué l’ancien international italien.
« Un coup de tête aussi fort aurait pu créer des dégâts physiques »
« Le fait de ne pas m'attendre à son coup de boule a été un avantage, car, si je l'avais senti, j'aurais fait un geste de la main par exemple pour le repousser, et je pense que l'arbitre nous aurait expulsés tous les deux. Je n'ai même aucun doute là-dessus » a poursuivi Marco Materazzi. « Vu que je ne m'y attendais pas, mon corps n'était pas non plus rigide, donc je ne me suis pas fait mal, car un coup de tête aussi fort aurait pu créer des dégâts physiques. Quand je suis à terre, j'attends qu'il se fasse expulser (110e). Et je vais être sincère, je ne me serais pas relevé tant que ça n'aurait pas été le cas. Personne sur le terrain ne l'avait vu, à part Buffon. Ça pouvait finir à onze contre onze ou à dix contre dix ».