S’il suit son propre chemin, lui qui a été formé au Real Madrid avant de rejoindre le Rayo Vallecano, Eibar, puis Grenade, difficile pour Luca Zidane de se détacher de l’image de son père, Zinedine. Ce qui ne dérange pas celui qui dispute actuellement la Coupe du monde 2026 sous les couleurs de l’Algérie, en revanche agacé par ceux qui disent qu’il lui doit tout.

En 1998, Zinedine Zidane inscrivait un doublé en finale face au Brésil et permettait à l’équipe de France d’être sacrée championne du monde pour la première fois. Il était ensuite élu Ballon d’Or, mais avant tout cela, le 13 mai de la même année à Marseille, naissait son deuxième enfant, Luca. 28 ans plus tard, ce dernier participe aujourd’hui à la Coupe du monde 2026 avec l’Algérie, lui qui n’était qu’un nourrisson quand son père la remportait.
« Ce qui m’agace, c’est qu’on dise que tout ce que j’ai eu est grâce à mon père »
Comme ses trois frères, le gardien de Grenade, en deuxième division espagnole, est souvent présenté comme le « fils de Zinedine Zidane ». Ce qui ne le dérange pas. « Ça fait partie de ma vie, je l’assume, je suis habitué, ça ne me dérange pas qu’on m’appelle "le fils de Zidane" », a confié Luca Zidane dans un entretien accordé à El Chiringuito. Ce qui le dérange en revanche, c’est qu’on sous-entende qu’il ait été avantagé grâce à son père. « Ce qui m’agace, c’est qu’on dise que tout ce que j’ai eu est grâce à mon père, ça, ça peut me déranger. Mais qu’on me dise que je suis le fils de Zidane, ça me va. »
Une première en Coupe du monde très compliquée contre l’Argentine
Après avoir connu sa première Coupe d’Afrique des Nations l’hiver dernier, Luca Zidane découvre en ce moment la Coupe du monde, avec une première compliquée face à l’Argentine (3-0) de Lionel Messi, avec notamment un ballon mal repoussé sur le second but de la Pulga. « Ce n’est pas mon style de rejeter la faute sur un joueur ou un autre, mais je pense que nous avons commis un peu trop d’erreurs en permettant aux joueurs argentins d’avoir des positions de tir complètement libres face au but. Nous sommes conscients que nous jouions contre une grande équipe et que la moindre petite occasion allait s’avérer dangereuse. Nos adversaires méritent du crédit. Nous pouvons nous en vouloir, mais nous devons travailler là-dessus et tirer les leçons de ce qui s’est passé aujourd’hui », avait déclaré Vladimir Petkovic, sélectionneur de l’Algérie, après la rencontre.