Président des Etats-Unis, Donald Trump est à l'origine d'une grosse polémique de cette Coupe du monde. En effet, c'est lui qui a poussé auprès de la FIFA pour que le carton rouge de Folarin Balogun soit annulé et qu'il puisse jouer contre la Belgique. Une ingérence qui pourrait ne pas être la dernière puisque l'ombre de Trump pourrait planer au-dessus de la prochaine Coupe du monde en 2030.

Exclu face à la Bosnie, Folarin Balogun a tout de même pu jouer la rencontre entre les Etats-Unis et la Belgique. En effet, son carton rouge a été suspendu par la FIFA et Donald Trump n'est pas étranger à cela. Alors qu'une énorme polémique a éclaté à propos de cette intervention du président des Etats-Unis, ce dernier a expliqué avant ce huitième de finale de la Coupe du monde 2026 : « Les Belges… s’ils remportent ce match, ils peuvent être très fiers. S’ils avaient gagné ce match alors qu’un joueur était suspendu, le sentiment aurait été tout autre. On ne peut pas faire ça, et j’en suis très heureux. Tout ce que j’ai fait, c’est demander un réexamen. Je n’ai pas dit : "Vous devez faire ça" ».
La finale de la Coupe du monde 2030 au Maroc plutôt qu'en Espagne ?
Et voilà que Donald Trump pourrait également influencer la prochaine Coupe du monde, en 2030, qui se déroulera en Espagne, au Portugal et au Maroc. Comme l'a expliqué le journaliste espagnol, Juanma Castano, au micro de la Cadena Cope, la fédération espagnole aurait une crainte particulière vis-à-vis du président des Etats-Unis : « La fédération espagnole ne le dit pas publiquement, mais elle craint — informations à l'appui — que Trump ne souhaite voir la finale de la Coupe du monde 2030 se jouer au Maroc et non en Espagne. C'est d'ailleurs assez flagrant : après tout, le Maroc est un partenaire des États-Unis, tandis que Trump nourrit une certaine animosité envers l'Espagne ».
Les explications de la FIFA après la polémique Balogun
La polémique est aujourd'hui vive concernant l'intervention de Donald Trump pour faire retirer le carton rouge de Folarin Balogun. Président de la FIFA, Gianni Infantino a alors pris la parole ces dernières heures pour mettre les choses au point. C'est ainsi qu'il avait expliqué : « J’ai pris connaissance des commentaires publics concernant la décision de la Commission de discipline indépendante de la FIFA relative à la suspension de Folarin Balogun, et je tiens à réaffirmer un principe fondamental de la gouvernance de la FIFA. Les instances judiciaires de la FIFA sont indépendantes. Elles fonctionnent de manière autonome, appliquent le Code disciplinaire de la FIFA et statuent sur les affaires en se fondant sur les règlements applicables et les faits spécifiques qui leur sont soumis. Leur indépendance est essentielle à la crédibilité et à l’intégrité du football, et elle doit toujours être respectée. Oui, je discute régulièrement de questions liées à la Coupe du Monde de la FIFA avec le président des États-Unis, et à ce sujet, j’ai effectivement reçu un appel du président Donald Trump, tout comme je reçois des appels de chefs d’État, de responsables gouvernementaux, d’acteurs du monde du football et de dirigeants d’entreprises du monde entier sur de nombreux sujets différents. Au cours de notre conversation, je lui ai expliqué qu’une procédure judiciaire était en cours devant les instances judiciaires indépendantes de la FIFA et que l’affaire serait tranchée en temps voulu par les instances compétentes. C’est ainsi que fonctionne le système de la FIFA, et c’est un principe que je défendrai toujours. Je prends connaissance des décisions de la Commission de discipline de la FIFA dès leur publication. Elles me surprennent parfois. Parfois, je suis d’accord avec elles, parfois je ne le suis pas. Ce que je fais toujours, cependant, c’est respecter ces décisions et l’autonomie des instances qui les prennent ».