C'était l'une des étapes les plus attendues du Tour de France 2026, et elle n'a pas déçu. Tadej Pogacar s'est effectivement imposé à l'Alpe d'Huez au terme d'une journée très difficile comme l'a constaté Paul Seixas toujours dans le coup pour le podium, mais qui a clairement vécu «une des journées les plus dures» qu'il ait connue.

Neuvième de la 19e étape du Tour de France qui arrivait au somment de l'Alpe d'Huez, Paul Seixas a concédé 4 secondes à Isaac Del Toro dans la course au podium et au Maillot Blanc, très loin derrière l'intouchable Tadej Pogacar. Le leader de la Decathlon CMA CGM pointe désormais à 24 secondes du Mexicain et peut toujours rêver à un exploit. Mais pour cela, il faudra retrouver des jambes ce samedi pour l'étape reine de cette édition de la Grande Boucle. Paul Seixas, qui dispute son premier grand Tour et qui découvre donc les courses de trois semaines, reconnaît qu'il a connu un journée particulièrement compliquée.
Paul Seixas n'a jamais connu une telle journée
« C'était terrible, éprouvant. Le public était en délire, j'ai encore des acouphènes. C'était magique et en même temps une des journées les plus dures de ma vie sur un vélo. Ça a roulé à bloc, comme tous les jours. J'ai limité la casse. À la fin, je n'avais pas les jambes que j'espérais. Ça reste quand même une belle performance. Je suis toujours dans le jeu pour le podium. Il reste demain (samedi) : ça va être très dur et ça se fera à la pédale. Respect à tous ceux qui ont déjà fini l'étape, c'était vraiment un chantier », a-t-il raconté dans des propos rapportés par L'EQUIPE.
«C'était terrible, éprouvant»
Néanmoins, Paul Seixas tenait également à souligner le travail de son équipe, toujours très présente autour de son leader. « Aujourd'hui, les gars ont fait un travail cinq étoiles. Tout le monde était à son meilleur niveau. Dans la première bosse, Daan (Hoole), avec ses plus de 80 kilos, était encore là alors qu'il restait seulement 20 ou 30 mecs, il faut voir la machine que c'est. On avait deux mecs devant qui ont ensuite fait un travail extraordinaire, Matthew (Riccitello) a fait une montée magique et magnifique dans l'Alpe, Tiesj (Benoot) aussi a fait son boulot, c'était vraiment solide. Et Aurélien (Paret-Peintre) et Nico (Prodhomme) ont réussi à basculer dans l'avant-dernier col alors qu'il restait douze mecs dans le peloton, c'est vraiment précieux pour moi », rappelle le leader de la Decathlon CMA CGM, avant d'assurer qu'il ne serait jamais aussi dans ce classement sans eux : « On peut être satisfaits de ce que l'équipe a fait. Je n'avais pas les jambes à la fin pour faire la différence mais je suis toujours dans le jeu et c'est sûrement grâce à eux ».
Il reste dans le coup pour le podium
Mais s'il reste évidemment dans le coup pour le podium, Paul Seixas n'a toutefois pas été en mesure d'attaquer vendredi et n'a pas réussi à suivre Remco Evenepoel et Isaac Del Toro, qui eux sont passés à l'attaque dans l'Alpe d'Huez. « J'ai simplement essayé de m'accrocher, en réfléchissant à quelle était la meilleure stratégie pour tenir avec les jambes que j'avais aujourd'hui. Je pense qu'à la fin, j'ai fait tout ce que j'ai pu. Aujourd'hui, Tadej, Remco et Isaac étaient simplement meilleurs. Mais ça reste une bonne journée. La journée de ce samedi sera cruciale pour le général », reconnaît le Français qui sera donc très attendu ce samedi pour ce qui ressemble à l'une de ses dernières chances d'accrocher le podium à l'occasion de l'étape reine de ce Tour de France 2026 qui verra les coureurs gravir le Col de la Croix de Fer, le Télégraphe, le Galibier avant une nouvelle arrivée à l'Alpe d'Huez. Un sacré programme, surtout avec trois semaines de course dans les jambes.