«Laissez-moi tranquille» : Après un Tour de France réussi, Paul Seixas ne veut pas entendre parler de son avenir !
Arthur Montagne -
Journaliste
Affamé de sport, il a grandi au son des moteurs de Formule 1 et des exploits de Ronaldinho. Aujourd’hui, diplomé d'un Master de journalisme de sport, il ne rate plus un Grand Prix de F1 ni un match du PSG, ses deux passions et spécialités

Le Tour de France a pris fin dimanche avec une dernière étape d'anthologie remportée par Mathieu Van der Poel qui a confirmé la victoire finale de Tadej Pogacar. Le classement général a d'ailleurs été figé, ce qui a permis à Paul Seixas de valider sa quatrième place pour son premier grand Tour à l'issue duquel il a été interrogé sur son avenir.

C'est désormais terminé. Après trois semaines courues à un rythme de folie, le Tour de France a pris fin dimanche sur une ultime étape d'anthologie dans les rues de Paris, remportée par Mathieu Van der Poel. Mais cela n'a pas eu d'impact sur le classement général. Evidemment, Tadej Pogacar a conservé son maillot Jaune et s'est offert un cinquième sacre historique, tandis que Paul Seixas a bien terminé quatrième. Une très belle performance pour le coureur français qui disputait son premier grand Tour à seulement 19 ans, et qui découvrait donc les difficultés d'une course de trois semaines. Après un début de saison très impressionnant, Paul Seixas a confirmé tout son potentiel face aux meilleurs du monde en se battant jusqu'au bout pour le podium.

«J'ai dit : "laissez-moi tranquille pendant trois ans"»

Une situation qui a du renforcer l'intérêt des équipes qui souhaitent obtenir sa signature alors que son contrat chez Decathlon CMA-CGM s'achève en 2027. D'ailleurs, juste après l'arrivée, Paul Seixas a été interrogé sur son avenir. Un sujet qu'il refuse d'aborder pour le moment. « Je ne dois pas acter cela rapidement, j'ai encore le temps. Je préfère profiter de ma saison plutôt que d'y penser. Ces dernières années, c'était toujours contrat, contrat, contrat. À chaque fois que je refaisais une performance, on voulait refaire un truc plus grand. Quand j'ai signé pour trois ans, j'ai dit : "laissez-moi tranquille pendant trois ans, je ne veux pas entendre parler de contrat". Ça me bouffe plus d'énergie qu'autre chose. Je me sens bien dans cette équipe et je voulais profiter de cette période pour avoir le recul, avant de reparler peut-être au bout de deux ans et demi. Si je reste, je reste, si je pars, je pars. Je ne sais pas jusqu'où ça va aller, mais je fais confiance à l'équipe et l'équipe me fait confiance », confie-t-il dans une interview accordée à L'EQUIPE.

«Ça me bouffe plus d'énergie qu'autre chose»

Il faut dire que Paul Seixas a du être rassuré par le niveau de son équipe durant ces trois semaines. Parfaitement entouré en montagne par Nicolas Prodhomme et Tiesj Benoot, qui ont tous les deux fini dans le top 20, le leader de la Decathlon CMA-CGM a même pu assister à la victoire du sprinteur de l'équipe Olav Kooij. « L'équipe a démontré qu'elle était présente. On a une équipe du top 5 mondial. Les coureurs peuvent tenir jusqu'à la dernière ascension, même s'il n'y a que douze mecs dans le peloton. C'est ce dont a besoin une équipe qui veut gagner le Tour. Je n'ai aucune inquiétude sur le fait qu'elle peut gérer ce genre d'événement. Tous les jours, on progresse et on apprend », se réjouit Paul Seixas.

Paul Seixas se tourne déjà vers le prochain Tour

Par conséquent, le prodige de 19 ans peut aborder plus sereinement la suite, et notamment le Tour de France 2027 lors duquel il sera encorne plus attendu : « Là, j'ai la motivation mentale d'y retourner mais, sur le vélo, ce n'est pas la même chose (rires). Quand je vais remonter sur le vélo, je vais me dire "oh non, pas encore". Mais dans une semaine, ce sera oublié. Maintenant, reste à savoir comment devenir meilleur. L'âge va faire que je vais encore progresser. Je sais que je ne suis pas loin de la vérité. J'ai une vision concrète de ce que je dois faire pour progresser, pour aller vers mon rêve qui est de gagner un Grand Tour, de gagner le Tour de France ».

Néanmoins, Paul Seixas a conscience qu'il va devoir progresser afin de compenser l'écart qui le séparer de Tadej Pogacar : « J'espérais faire un podium à Paris. Je me sens proche du niveau de Del Toro, ça ne se joue pas à grand-chose. Mais par rapport au meilleur, à Tadej (Pogacar), il y a un écart de plusieurs mondes encore. Mais c'est motivant, c'est inspirant, ça me pousse à travailler plus et me remettre en question. Je dois chercher comment il arrive à le faire. C'est impressionnant. » Il a désormais un an pour se préparer et revenir plus fort sur la Grande Boucle.

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