Pour Hinault, Seixas voit s'ouvrir devant lui une opportunité unique !
Alexandre Higounet

Alors que les championnats du monde vont se tenir à la fin du mois de septembre sur le parcours très exigeant de Montréal, qui colle parfaitement à ses exigences, Paul Seixas peaufine sa préparation pour le rendez-vous, qu'il a ciblé comme son objectif prioritaire de la fin de saison. Et selon Bernard Hinault, vainqueur du titre mondial en 1980, il dispose d'une opportunité réelle de l'emporter avec le forfait probable de Pogacar.

Paul Seixas n'en a pas fait mystère depuis le début de saison, il a ciblé les championnats du monde comme son objectif majeur de la fin d'année. Logiquement promu leader de l'équipe de France par le sélectionneur Thomas Voeckler, le jeune prodige tricolore peaufine sa préparation en vue de l'épreuve.

« Cette année, Seixas a une chance inouïe sans Pogacar »

Du fait de la chute malheureuse de Tadej Pogacar à la Vuelta, Paul Seixas voit de surcroit s'ouvrir de nouvelles perspectives. Autant avec Tadej Pogacar au départ, les chances de ses adversaires apparaissaient minimes, d'autant que le Slovène s'était fixé lui-même l'objectif d'un troisième titre d'affilée, autant son absence probable rebat les cartes, et ouvre une marge de manoeuvre beaucoup plus grande pour Seixas, qui apparaît dès lors parmi les plus forts au départ.

« Il y a au moins quinze coureurs qui peuvent gagner ! »

Interrogé sur le sujet par le Dauphiné alors qu'il était invité à la présentation du Mondial 2027 à Sallanches, Bernard Hinault, champion du monde en 1980, l'a bien cerné, comme il l'a expliqué dans des propos rapportés par cyclismactu.net : « Je pense qu’on aura une idée cette année au Canada de comment ça va se passer car, comme il n’y a pas le patron (Tadej Pogacar), tout le monde va vouloir gagner et ça va peut-être donner des idées pour 2027 tout ça. Que Paul Seixas prenne le maillot quand il le peut surtout. Non, mais cette année il a une chance inouïe sans Pogacar, et il se situe au même niveau que quelques autres. Et, même si on n’a pas encore la sélection de l’équipe de France, il va y avoir forcément de très bons éléments et quelques autres d’ailleurs qui ont aussi des chances de pouvoir s’imposer ».

« Si on n’a pas encore la sélection de l’équipe de France, il va y avoir forcément de très bons éléments »

Bien sûr, Bernard Hinault estime que Seixas devra de toute façon affronter une rude concurrence, que ce soit cette année ou l'an prochain à Sallanches : « Si Pogacar, tombé cette année et absent des Mondiaux au Canada, est là, il risque d’être un peu virulent. Et il y en a plein d’autres… Il y a au moins quinze coureurs qui peuvent gagner ! Paul Seixas peut le faire, pareil pour Del Toro. (Lorenzo) Finn peut gagner, tout comme Remco (Evenepoel). Y en a un paquet ! Et la vieille génération est toujours là. Mais il y en a un qu'il ne faut pas oublier, c'est Richard Carapaz. C'est le guerrier qui attaque. Il prend des grandes claques mais il est toujours présent. Il a été champion olympique donc il est capable de faire un super championnat ».

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