Paul Seixas peaufine actuellement sa préparation pour les championnats du monde sur route, son grand objectif de la fin de saison, qui se tiendront à Montréal à la fin du mois de septembre. Avec l'absence probable de Tadej Pogacar, les cartes pourraient être largement rebattues entre les autres favoris. Et Paul Seixas rêve notamment d'en affronter un...

Il n'en a pas fait mystère, Paul Seixas a ciblé les championnats du monde sur route, qui se tiendront à la fin du mois à Montréal sur un parcours exigeant qui colle parfaitement à ses qualités, comme son objectif majeur de la fin de saison. Le prodige français peaufine actuellement sa préparation, effectuant notamment un stage d'entraînement du côté des Arcs entre la fin du mois d'août et le début du mois de septembre.
« Le printemps et le Tour m’ont permis de poser de bonnes bases »
Le prodige tricolore se projette déjà mentalement sur l'événement. A l'occasion d'un entretien accordé au Het Laatste Nieuws, il a répondu à une question sur les conséquences de l'absence probable de Tadej Pogacar, indiquant dans des propos relayés par cyclinguptodate.com : « Avant tout, c’était terrible de voir Tadej chuter. C’est le genre d’accident qui peut arriver à n’importe qui. J’espère qu’il se rétablira le plus vite possible. Si Tadej participe, il faut réfléchir à la manière de courir face à lui. C’est le roi de la course. On pourrait déjà le constater lors du Grand Prix de Montréal, même si c’est évidemment différent des Championnats du monde, où l’on court sous les couleurs de son équipe nationale. Il est encore un peu tôt pour se prononcer vraiment, car on ne sait pas encore s’il sera au départ, mais cela changerait évidemment beaucoup de choses s’il n’était pas là ».
« Je me sens prêt pour la dernière ligne droite avec les Championnats du monde et le Tour de Lombardie »
Seixas, qui a été nommé leader de l'équipe de France par le sélectionneur Thomas Voeckler pour ces Mondiaux, estime en tout cas avoir bien récupéré des efforts du Tour de France : « Jusqu’ici, tout s’est bien passé. Le printemps et le Tour m’ont permis de poser de bonnes bases, et je me sens très bien sur le vélo. Je me sens prêt pour la dernière ligne droite des courses, avec les Championnats du monde et le Tour de Lombardie comme principaux objectifs. Les bénéfices du Tour se font-ils sentir ? C’est difficile à dire. Je ne le saurai que lorsque j’aurai réalisé une bonne performance en course. C’est là que je veux briller, pas seulement à l’entraînement. On verra bien. Quoi qu’il en soit, je me sens frais, tant physiquement que mentalement ».
« J’ai regardé Van der Poel à la télévision pendant cinq ans, courir contre lui est un rêve »
Et en l'absence probable de Pogacar, Paul Seixas a évalué pour le Het Laatste Niews qui pourraient être ses principaux rivaux, glissant au passage le nom d'un coureur qu'il rêve d'affronter : « J’ai regardé Van der Poel à la télévision pendant cinq ans ; courir contre lui est un rêve. Tout comme contre Remco, d’ailleurs. Remco a un profil très intéressant pour ces courses. Il est sans aucun doute l'un des favoris, peut-être même le grand favori. Il a déjà été champion du monde ; il sait ce que cela représente ».