Avant les Mondiaux, Paul Seixas évalue s'il est devenu plus fort depuis le Tour de France
Alexandre Higounet

Depuis la mise en place de son calendrier pour la saison 2026, Paul Seixas a fixé les championnats du monde sur route comme son objectif principal de la fin de saison. Avec le forfait possible de Pogacar, le jeune prodige tricolore sait que sa marge de manoeuvre pourrait augmenter grandement. Reste à savoir s'il aura suffisamment récupéré des efforts du Tour de France. Il a été interrogé sur le sujet.

A trois semaines des championnats du monde sur route, son objectif majeur de sa fin de saison, Paul Seixas peaufine sa condition loin des routes de la Vuelta. Pour autant, le leader de l'équipe de France a vu la chute terrible de Pogacar. Et si elle l'a bien sur grandement attristé, le prodige tricolore sait qu'elle rebat fatalement les cartes en vue de l'épreuve en ligne des Mondiaux.

« Cela changerait évidemment beaucoup de choses si Pogacar n’était pas là »

Paul Seixas n'a pas manqué de le constater à l'occasion d'un entretien accordé au Het Laatste Nieuws, relayé par cyclinguptodate.com : « Avant tout, c’était terrible de voir Tadej chuter. C’est le genre d’accident qui peut arriver à n’importe qui. J’espère qu’il se rétablira le plus vite possible. Si Tadej participe, il faut réfléchir à la manière de courir face à lui. C’est le roi de la course. On pourrait déjà le constater lors du Grand Prix de Montréal, même si c’est évidemment différent des Championnats du monde, où l’on court sous les couleurs de son équipe nationale. Il est encore un peu tôt pour se prononcer vraiment, car on ne sait pas encore s’il sera au départ, mais cela changerait évidemment beaucoup de choses s’il n’était pas là ».

« Les bénéfices du Grand Tour se font-il sentir ? C’est difficile à dire »

En cas d'absence de Tadej Pogacar, le champion français a d'ores et déjà ciblé quel serait son principal adversaire : « Remco Evenepoel a un profil très intéressant pour ce type de courses. Il fait sans aucun doute partie des favoris, peut-être même est-il le grand favori. Il a déjà été champion du monde ; il sait ce qu’il faut pour y parvenir ».

« Je me sens frais, tant physiquement que mentalement »

Pour autant, une question reste en suspens autour du jeune coureur de Décathlon CMA CGM. Aura-t-il récupéré des efforts du Tour de France, lui qui a dû assumer la quantité d'énergie nécessitée par un rôle de leader pour le classement général alors qu'il n'a que 19 ans ? Ou au contraire, le Tour lui aura-t-il permis de franchir un palier et devenir plus fort ? Paul Seixas a été interrogé sur le sujet par le HLN : « C’est difficile à dire [si les bénéfices du Grand Tour se feront sentir]. Je ne le saurai que lorsque j’aurai réalisé une bonne performance en course. C’est là que je veux briller, pas seulement à l’entraînement. On verra bien. Quoi qu’il en soit, je me sens frais, tant physiquement que mentalement ».

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