Paul Seixas a fixé son grand objectif de fin de saison en direction des championnats du monde, qui se tiendront à Montréal sur un parcours exigeant qui peut convenir à ses qualités. Le sélectionneur de l'équipe de France Thomas Voeckler en a d'ailleurs déjà fait son leader absolu pour la course. Et ces derniers jours, le jeune champion tricolore a vu s'ouvrir de nouvelles perspectives dans la course au maillot arc-en-ciel...

Au moment où il avait bâti son programme pour la fin de saison, dont il imaginait bien qu'elle passerait par la case Tour de France sans l'avoir définitivement acté, Paul Seixas avait clairement défini son grand objectif de la fin de saison : les championnats du monde sur route, qui se tiendront à Montréal sur un parcours particulièrement vallonné et exigeant, qui colle parfaitement avec ses qualités.
« La course sera un peu plus ouverte qu'elle ne l'était avec un Pogacar au top de sa forme »
Thomas Voeckler, le sélectionneur de l'équipe de France, n'a d'ailleurs pas manqué d'installer au plus vite Seixas dans un rôle de leader absolu, comme il l'a indiqué dans les médias il y a quelques jours à l'occasion d'un entretien accordé au Télégramme, relayé par le site de l'Equipe : « Paul Seixas sera le leader de l'équipe de France aux Championnats du monde. Évidemment, il peut encore se passer beaucoup de choses dans les semaines à venir, comme des chutes, mais j'ai mes huit coureurs en tête. Certains d'entre eux le savent, d'autres non. J'attends des attitudes. J'ai mon équipe mais elle peut être amenée à évoluer ».
Sans Pogacar ni Vingegaard au Mondial, la marge de manoeuvre augmente pour Seixas
En vue des championnats du monde, une nouvelle perspective vient en tout cas de s'ouvrir pour Paul Seixas avec le forfait de Tadej Pogacar suite à sa malheureuse et terrible chute au Tour d'Espagne. Là où les chances de victoire du prodige français auraient été faibles avec la présence du Slovène au départ, elles augmentent dans de grandes proportions avec son forfait probable. Si l'on ajoute celui de Jonas Vingegaard, cela laisse une plus grande marge de manoeuvre au champion tricolore, comme l'a confirmé Cyrille Guimard, l'ancien sélectionneur de l'équipe de France, à l'occasion de sa chronique pour cyclismactu.net : « Ça ouvre la porte pour tout le monde, pas seulement pour les Français. Que ça ouvre des portes pour les Français, oui, mais les Français ne prennent pas le départ tout seuls ! Vous avez d'autres coureurs qui sont très performants, surtout sur des épreuves comme les championnats du monde. Disons que la course sera un peu plus ouverte qu'elle ne l'était avec un Pogacar au top de sa forme. On l'a vu quand même ces deux dernières années. Donc oui, ça ouvre des portes à beaucoup de coureurs qui vont retrouver, je pense, de l'ambition et se dire que c'est peut-être leur année. On risque donc d'avoir un championnat du monde très ouvert, où il faudra ne pas faire de fautes pour aller l'emporter. Mais oui, je confirme : c'est plutôt mieux de ne pas avoir Pogacar que Pogacar au départ des championnats du monde ».