Ancienne coureuse professionnelle et consultante à la télévision, Marion Rousse est devenue directrice du Tour de France Femmes à son lancement en 2022. Au moment de revenir sur ses expériences et son rôle dans la médiatisation du peloton féminin, elle a expliqué qu’elle voulait surprendre les gens par le niveau qui serait proposé.

À quatre mois du début de la cinquième édition du Tour de France Femmes, Marion Rousse s’est confiée dans une rencontre organisée avec les lecteurs du Bien Public, le mercredi 1er avril. La consultante pour France TV est revenue sur son rôle dans la médiatisation du cyclisme féminin, faisant un parallèle avec sa propre expérience de coureuse professionnelle.
« Je m’en suis servie dans les médias pour dire aux gens que ça allait être super, qu’ils allaient être surpris du niveau »
« Je vous mets au défi de me citer un nom de cycliste fille avant que le Tour de France Femmes n’existe. Jeannie Longo, mais c’était tout. Je pense que j’ai été plus importante dans mon rôle de directrice de course maintenant que ce que j’aurais pu être pour faire le nombre dans un peloton. Comme on ne voyait pas les cyclistes à la télé, les gens ne pouvaient pas s’identifier aux championnes. Tu parlais de Demi Vollering, ils ne connaissaient pas. Moi, les gens, comme ils m’entendaient, que tu as des millions de gens qui écoutent France Télé pendant trois semaines sur le Tour, ils avaient l’impression de me connaitre. Et donc du coup, cette visibilité, je m’en suis servie dans les médias pour dire aux gens que ça allait être super, qu’ils allaient être surpris du niveau. Et puis finalement, ils l’ont été », a expliqué Marion Rousse.

« Cette course-là a permis à toute cette jeune génération qui arrive de ne pas connaître ce que nous on a vécu »
« Moi, je n’ai pas eu la chance à mon époque d’avoir le Tour de France, d’avoir Paris-Roubaix, parce qu’il n’existait pas pour les femmes. Et puis aujourd’hui, tu vois qu’il y a un Milan-San Remo femmes, qu’il y aura certainement un Lombardie aussi qui va se rajouter, c’est chouette parce que tu te dis que, grâce au Tour de France Femmes avec Zwift, cette course-là a permis à toute cette jeune génération qui arrive de ne pas connaître ce que nous on a vécu à notre époque où on n’en vivait pas, on n’avait pas toutes ces grandes courses qui existaient. Donc là, on a fait une belle avancée et on progresse bien », a ajouté Marion Rousse.