Comme prévu, Remco Evenepoel a décidé de s'aligner au départ du Tour des Flandres. Pour Tadej Pogacar, qui rêve d'un troisième succès, qui lui laisserait de surcroit ouverte la possibilité de remporter les cinq monuments dans l'année, l'équation devient d'un coup beaucoup plus difficile. D'autant que le Belge ne vient pas pour faire de la figuration...

Alors que les médias flamands avaient révélé le matin que Remco Evenepoel allait contre toute attente prendre le départ du Tour des Flandres ce dimanche, le double champion olympique belge a officialisé sa participation en début d'après-midi. Pour Tadej Pogacar, qui fait figure de grand favori et qui rêve de remporter le « Runde » une troisième fois, d'autant que cela lui laisserait encore ouverte la possibilité de remporter les cinq Monuments dans une saison, un exploit jamais réalisé dans l'histoire, l'équation devient d'un coup beaucoup plus compliquée...
Evenepoel, un rival bien plus coriace
En effet, à l'inverse de Mathieu Van der Poel, son rival numéro un sur les classiques, qui affiche trop de limites dans les ascensions pour tenir la roue du Slovène face à l'accumulation des Monts, Remco Evenepoel, lui, est un spécialiste du genre, comme en témoigne ses victoires sur Liège Bastogne Liège. De surcroit, les pavés flandriens, moins rugueux que ceux de Roubaix, n'exigent pas une longue phase d'adaptation et ne devraient pas trop pénaliser le leader de Red Bull-Bora-Hansgrohe. L'hypothèse qu'Evenepoel parvienne à suivre Pogacar dans ses offensives apparaît donc tout à fait plausible. Le Slovène pourrait alors être confronté à une circonstance de course qu'il maîtrise moins, même si sa bonne pointe de vitesse peur rester un atout comme en témoigne sa victoire face à Pidcock sur Milan San Remo.
« Si Remco prend le départ, c'est pour gagner »
Pour Pogacar, la menace s'annonce d'autant plus sérieuse qu'Evenepoel a préparé son affaire depuis plusieurs mois, en secret. C'est pour cette raison qu'on l'a vu reconnaître les monts flandriens cet hiver. Le Belge est prêt, et il vient pour gagner, comme l'a bien compris son ancien coéquipiers chez Soudal-Quickstep, Yves Lampaert, qui a déclaré au micro du média flamand Het Laatste Nieuws : « Si Remco prend le départ, c'est pour gagner. C'était inévitable, et il doit le faire. C'est une course qui devrait parfaitement lui convenir ».