Toujours adepte d'un travail mental sur ses adversaires avant un grand rendez-vous, histoire de les maintenir dans une position de perdant, Tadej Pogacar a tapé très fort au Tour de Suisse, qu'il a littéralement écrabouillé. Mais surtout, après la course, le champion slovène en a remis une couche devant les micros, histoire de bien assommer la concurrence...

Comme le10sport.com l'a relevé depuis plusieurs années, Tadej Pogacar a toujours apprécié travailler mentalement ses adversaires avant les grands rendez-vous, n'hésitant pas à jouer sur différents leviers pour les maintenir la tête sous l'eau, dans la conviction qu'il n'existe aucun moyen de le renverser, que la course est déjà perdue.
Ce n'est pas un hasard si Pogacar a voulu écraser le Tour de Suisse...
C'est aussi à l'aune de ce contexte qu'il faut lire l'attitude de Pogacar lors du Tour de Suisse, qu'il a non seulement cherché à gagner, mais qu'il a surtout voulu écraser, histoire d'opérer à une authentique démonstration de force. En remportant trois étapes, dont le chrono individuel, en laissant le deuxième à plus de six minutes au classement général final, le double champion du monde slovène a largement rempli son objectif.
Ses mots après la course achèvent le travail !
Comme si ça ne suffisait pas, Pogacar s'est arrangé pour en remettre une couche après la course, expliquant au quotidien L'Equipe, dans des propos rapportés par le quotidien sportif espagnol Marca : « Lors du récent stage d'entraînement dans la Sierra Nevada , j'ai testé une ascension sur laquelle je m'étais entraîné l'an dernier. J'avais déjà réalisé un très bon chrono à l'époque et je me souviens m'être dit : « Waouh, je ne pense pas pouvoir aller plus vite un jour ». Cette année, à la fin du stage, juste pour le plaisir, j'ai décidé de réessayer. Au final, j'étais nettement plus rapide que l'an dernier. Donc oui, je dirais que je suis plus fort qu'en 2025. Du moins, en termes d'entraînement ». Si Jonas Vingegaard croit encore en une possible victoire cet été après tout ça...