Cyclisme - Tour de France : « Pogacar pourrait gagner dix étapes s'il le voulait... »
Alexandre Higounet

A moins de quinze jours du grand départ du Tour de France, Tadej Pogacar a de nouveau assommé le peloton mondial en écrasant littéralement le Tour de Suisse. A tel point que certains coureurs, à l'image du Néerlandais de chez Astana XDS, Mike Teunissen, en arrivent à se demander ce qu'ils viennent faire sur les routes du Tour de France cet été...

Alors que le Tour de France va démarrer dans moins de deux semaines, Tadej Pogacar n'a pas manqué de matraquer moralement le peloton international à l'occasion du Tour de Suisse, qu'il a littéralement écrasé. Après la course, le double champion du monde n'a pas manqué d'en remettre une couche dans les colonnes de L'Equipe, déclarant dans des propos rapportés par Marca : « Lors du récent stage d'entraînement dans la Sierra Nevada , j'ai testé une ascension sur laquelle je m'étais entraîné l'an dernier. J'avais déjà réalisé un très bon chrono à l'époque et je me souviens m'être dit : « Waouh, je ne pense pas pouvoir aller plus vite un jour ». Cette année, à la fin du stage, juste pour le plaisir, j'ai décidé de réessayer. Au final, j'étais nettement plus rapide que l'an dernier. Donc oui, je dirais que je suis plus fort qu'en 2025. Du moins, en termes d'entraînement ».

« J'ai dit à XDS Astana que je n'étais pas forcément emballé à l'idée de faire le Tour »

Le moins que l'on puisse dire, c'est que cette démonstration de force n'est pas restée sans conséquence sur le peloton, dont certains commencent à se demander ce qu'ils viennent faire sur le Tour de France. A l'occasion d'un entretien à un média néerlandais, le coureur de XDS Astana, Mike Teunissen, a ouvertement évoqué le sujet, déclarant dans des propos rapportés par cyclinguptodate.com : « J'ai dit à XDS Astana que je n'étais pas forcément emballé à l'idée de faire le Tour cette année, mais ils n'ont cessé de me solliciter. Et finalement, on ne dit pas non au Tour de France. Ça reste la plus grande course de l'année. Ce qui me pause problème, c'est que ce soit devenu si difficile. Pogacar pourrait gagner dix étapes cette année s'il le voulait. Il reste très peu de places pour les sprinteurs, et encore moins pour les spécialistes des classiques ».

Les conséquences de la domination de Pogacar sur les autres étapes...

Pour Teunissen, Pogacar laisse tellement peu d'espaces que même des étapes vallonnées, qui pourraient être ouvertes à des coureurs passe partout sont finalement le terrain d'une bagarre entre grimpeurs de haut niveau : « Les étapes censées être conçues pour des coureurs plus complets, puissants, sont gagnées par quelqu'un comme Ben Healy. S'il y a au programme une ascension un peu plus difficile où un coureur comme Healy attaque à sept watts par kilogramme... Dans cette situation, je suis tout simplement impuissant ».

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