Pour la première étape du Tour du Pays Basque, disputée contre-la-montre sur un parcours exigeant de 13 kilomètres, Paul Seixas a littéralement atomisé la concurrence, parmi laquelle on trouve des candidats au Tour de France à plus ou moins court terme, entre Florian Lipowitz, Primoz Roglic, Juan Ayuso ou encore Isaac Del Toro. Le Français franchit palier après palier et pourrait devoir sa réussite à une caractéristique qu'il partage avec Tadej Pogacar.

Le retour à la compétition de Paul Seixas après son début de saison canon était très attendu à l'occasion de cette étape inaugurale du Tour du Pays Basque, un contre-la-montre très exigeant de 13 kilomètres. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que l'on n'a pas été déçu. La pépite tricolore a littéralement survolé le chrono, reléguant loin voire très loin ses principaux concurrents, tous d'authentiques candidats ou futurs candidats au maillot jaune du Tour de France, de Primoz Roglic à Florian Lipowitz, en passant par Juan Ayuso et Isaac Del Toro. Tous ont subi la foudre de Paul Seixas.
« Paul c'est un super gars, on s'entend bien »
A l'arrivée, le jeune Français pouvait légitimement exprimer sa satisfaction, comme rapporté dans les colonnes du quotidien L'Equipe : « Gagner, c'est concrétiser quelque chose d'exceptionnel, ma première victoire en World Tour, avec comme cerise sur le gâteau les écarts. Cela me donne de la confiance pour la semaine. Maintenant, je dois porter ce maillot de leader, donc oui, je vais être un favori ».
« La course, c'est la course, mais on s'amuse, c'est un jeu »
Paul Seixas démontre à cette occasion qu'il pourrait avoir encore franchi un palier et s'approcher encore un peu plus de Tadej Pogacar. Interrogé sur le phénomène par L'Equipe, Kevin Vauquelin, qui a terminé deuxième de l'étape hier, pointe du doigt une caractéristique chez Seixas qui compte dans sa réussite, sa faculté à prendre le vélo comme un jeu, ce qui lui enlève une grande partie de la pression : « La performance de Paul Seixas ? C'est juste exceptionnel, mais c'est Paul. On est sur la lancée depuis le début, depuis l'année dernière, depuis les championnats du monde. Il n'y a pas de hasard, il est juste, s'entraîne fort. Je vais rouler avec lui, avec Jordan Jegat et Louis Barré, c'est un super gars, on s'entend tous bien. La course, c'est la course, mais on s'amuse, c'est un jeu ». Une caractéristique qu'il partage avec un autre champion, Tadej Pogacar...