Cyclisme : « Paul Seixas ne fait absolument pas partie des favoris du Tour de France ! », la phrase forte d'un coéquipier
Alexandre Higounet

A moins de deux semaines du Grand Départ du Tour de France, qui se tiendra du côté de Barcelone, la performance énorme de Tadej Pogacar lors du Tour de Suisse a marqué les esprits, à commencer par celui de Tiesj Benoot, qui sera l'un des coéquipiers d'expérience de Paul Seixas sur le Tour de France. Et pour Benoot, il convient d'être mesuré sur les attentes autour du prodige français cette année.

Alors qu'il sentait monter le vent de la contestation, entre un Jonas Vingegaard revigoré par sa victoire dans le Giro qui se dit convaincu d'être encore meilleur sur le Tour de France, et l'émergence d'un Paul Seixas désireux de l'affronter en juillet, Tadej Pogacar a tenu à remettre les pendules à l'heure à l'occasion du Tour de Suisse disputé la semaine dernière. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que le double champion du monde n'a pas fait les choses à moitié, écrabouillant littéralement la concurrence dans une démonstration de force totale.

« Je pense qu'en France, on oublie parfois que Pogacar a tout simplement lâché Paul lors de Liège-Bastogne-Liège »

Présent sur l'épreuve, Tiesj Benoot, leader de Décathlon CMA CGM sur les classiques et équipier de luxe de Paul Seixas sur le Tour de France, a pu constater de visu du niveau de Pogacar. Interrogé par le Het Laatste Nieuws sur les perspectives de Seixas pour le Tour cette saison, Benoot s'est montré très clair, dans des propos rapportés par cyclinguptodate.com : « Je pense qu'en France, on oublie parfois que Pogacar a tout simplement lâché Paul lors de Liège-Bastogne-Liège. C'est extrêmement encourageant qu'un coureur de 19 ans puisse suivre Pogacar dans la côte de la Redoute, mais il ne fait absolument pas partie des grands favoris pour le Tour ».

« Je pense qu'il peut finir dans le top 5, voire sur le podium, mais il faut le laisser prendre du plaisir »

Pour Benoot, l'important est de mettre Seixas au maximum à l'écart de la pression cette année : « Je pense que Paul peut finir dans le top 5, voire sur le podium, mais cela doit se faire sans pression. Il faut le laisser prendre du plaisir. Sinon, il lui sera difficile de mener une longue carrière. C'est un coureur à part et personne ne connaît ses limites. Lui-même ne les connaît pas. C'est toute la beauté de la chose ».

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