Cyclisme : « Il est trop tôt pour enterrer Julian », les mots forts de Marion Rousse sur Alaphilippe
Alexandre Higounet

Perturbé et affaibli par un syndrome viral persistant, Julian Alaphilippe est fantomatique depuis le Tour du Pays Basque, abandonnant à la Flèche Wallonne et non partant à Liège Bastogne Liège. Passé au travers des classiques ardennaises, son grand objectif de la première partie de saison, le Français apparaît au creux de la vague. Interrogé par le Het Laatste Nieuws, Marion Rousse est montée en défense au sujet de son compagnon.

Nettement affaibli par un syndrome viral persistant, Julian Alaphilippe n'est que l'ombre de lui-même depuis quelques semaines. Alors que le double champion du monde tricolore misait beaucoup sur de grandes prestations à l'occasion des classiques ardennaises, son coeur de métier, il n'a pas été en mesure d'y défendre ses chances, ni même d'exister, abandonnant rapidement à l'Amstel et à la Flèche Wallonne, et ne prenant même pas le départ de Liège Bastogne Liège.

« Julian a besoin d’une pause pour retrouver des sensations »

Une mauvaise passe, qui - quand bien même elle s'explique d'un point de vue médical - n'a pas manqué de mettre sur le devant de la scène l'hypothèse d'un déclin irrémédiable du champion français, aujourd'hui âgé de 34 ans. A l'occasion d'un entretien accordé au média Het Laatste Nieuws, Marion Rousse, ancienne championne de France, directrice du Tour de France féminin et compagne de Julian Alaphilippe, est montée en défense sur son cas.

« Je pense que Julian peut encore faire de belles choses : pas sur toute une saison, mais par éclairs »

Marion Rousse a ainsi lancé, dans des propos rapportés par cyclismactu.net : « Il n'est pas encore remis à 100%. Il a du mal, il n’est pas en forme. Il a besoin d’une pause pour retrouver de bonnes sensations et construire une base pour la suite de la saison. Il n’y a pas de miracle dans le cyclisme. Il vieillit aussi. Dans la génération actuelle, on le paie cash face aux Pogacar, Seixas, Evenepoel ou Van der Poel. Il est trop tôt pour enterrer Julian. Il aime toujours ce qu’il fait. Et je pense qu’il peut encore faire de belles choses : pas sur toute une saison, mais par éclairs, des coups d’éclat ».

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