De retour en forme avec le Stade Toulousain et le XV de France, Romain Ntamack n'est plus gêné par ses pépins physiques et espère donc pouvoir se projeter sereinement sur la Coupe du Monde 2027. Mais le demi d'ouverture reste prudent à ce sujet, lui n'a pas oublié son immense désillusion de 2023 lorsqu'il avait été contraint de déclarer forfait quelques semaines seulement avant le début du Mondial. Un traumatisme pour Ntamack.

Victime d'une rupture d'un ligament croisé du genou gauche en août 2023 après un match contre l'Ecosse, Romain Ntamack avait donc été contraint de déclarer forfait pour la Coupe du Monde qui démarrait juste après (du 8 septembre au 28 octobre). Un immense coup dur pour l'ouvreur du Stade Toulousain et du XV de France, qui avait donc raté ce Mondial in-extremis et a eu beaucoup de mal à se remettre de cette désillusion. D'ailleurs, dans un entretien accordé à L'EQUIPE, Romain Ntamack avoue avoir été véritablement marqué par cette grosse blessure juste avant la compétition.
« Pas envie de revivre une telle déception »
Interrogé sur la prochaine Coupe du Monde en 2027, Romain Ntamack assure avoir retenu la leçon après ses péripéties en 2023 et préfère désormais rester prudent : « Je n'y pense pas du tout car j'ai mis tellement d'énergie à préparer celle d'avant et je m'y étais tellement projeté que je préfère ne pas le faire pour la suivante tant que je ne serai pas sur le terrain. Je n'ai pas envie de revivre une telle déception. Ça reste dans un coin de ma tête, mais très caché (sourire) », indique le demi d'ouverture du XV de France.
« Ça a été un chemin assez difficile »
« C’est encore une blessure ? Oui, un petit peu. Je l'ai traînée. Déjà parce qu'il a fallu du temps pour rejouer et retrouver mes sensations. J'ai encore eu des pépins cette saison. J'espère que cette fin de saison me fera un peu oublier tout ça, tous ces petits démons qui étaient les miens depuis ma blessure. Je me sens bien physiquement, en confiance donc j'espère continuer comme ça pour aller jusqu'à la Coupe du monde. Mais ça a été un chemin assez difficile », poursuit Ntamack sur le cauchemar de sa blessure en août 2023, qu'il refuse de vivre à un an de la prochaine Coupe du Monde.