Sélectionneur du XV de France, Fabien Galthié va bientôt retrouver ses joueurs après la nouvelle victoire acquise lors du Tournoi des 6 Nations pour une toute nouvelle compétition organisée cet été. En effet, les Bleus disputent le Championnat des Nations le mois prochain pour la première série avant une deuxième en novembre prochain. Mais au vu du calendrier serré, Galthié devra faire sans ceux qui disputent la finale du Top 14 entre autres.

Le 4 juillet prochain, le XV de France défiera la Nouvelle-Zélande dans le cadre de cette nouvelle compétition, le Championnat des nations, qui réunit les 6 pays du Tournoi des 6 Nations ainsi que des principales autres grandes forces mondiales comme la Nouvelle-Zélande donc, mais aussi l'Australie, l'Argentine, l'Afrique du Sud, les Fidji et le Japon. Pour cette première série de matches, les équipes du reste du monde reçoivent les équipes européennes. Pour Fabien Galthié, il va falloir innover pour faire sa sélection...
Fabien Galthié a du mal avec le calendrier
Comme les phases finales se terminent assez tard en ce mois de juin, beaucoup de joueurs qui font normalement partie du XV de France ne pourront pas enchaîner vu que le calendrier ne le permet pas forcément. « Cette ultra-compétitivité des clubs français (en Coupe d’Europe avec l’UBB et Montpellier), sert-elle et dessert-elle à la fois le XV de France ? Le problème n’est pas tout à fait comme ça. L’équipe de France a des contraintes au niveau du calendrier qui ne sont pas en phase avec le calendrier des clubs. On part sans les finalistes et sans les meilleurs joueurs, donc on ne peut pas dire qu’on est en phase. C’est comme ça. Ce sont des choix que j’ai réalisés dès ma prise de fonction » répond d'abord Galthié au Midi Libre.
« Je n'ai pas le choix »
Pour cette série de matches en juillet, Fabien Galthié devra se passer de pas mal de joueurs pour affronter les All Blacks, le Japon et l'Australie. Lors de cette compétition, toutes les équipes de l'hémisphère Nord défient l'hémisphère Sud et à la fin des 6 journées, les deux équipes premières de chaque conférence se rencontreront dans une grande finale à Twickenham. « Plutôt que pleurer sur mon sort, de vivre ça comme un handicap, je vois plutôt des opportunités, comme prendre des jeunes joueurs, les développer. Un test-match, c’est une histoire en soi, et ça sort totalement les joueurs de leur fantastique quotidien. Nous nourrissons les joueurs autant qu’ils nous nourrissent, nous nourrissons les clubs autant qu’ils nous nourrissent. On a un écosystème particulier dans le rugby mondial. Certains y verront des désavantages, d’autres moins. Moi, je n’ai pas le choix, j’ai accepté la mission avec grand plaisir et avec joie, et c’est encore le cas, quels que soient les désavantages » rajoute Galthié.