Comment comprendre la fermeté du président du LOSC dans le dossier Fernandez Pardo...
Alexandre Higounet

Depuis plusieurs semaines, le président du LOSC Olivier Létang tient un discours très ferme au sujet de l'attaquant international belge Fernandez Pardo, convoité par plusieurs grands clubs européens comme Arsenal et Newcastle, et qui souhaite absolument partir. Comment faut-il comprendre les mots prononcés par le dirigeant nordiste ? Décryptage.

Depuis plusieurs semaines, devant les intentions de départ répétées de Mathias Fernandez Pardo, le jeune attaquant international belge convoité par plusieurs grands clubs européens dont Arsenal et Newcastle, le président du LOSC Olivier Létang a tenu un discours extrêmement ferme, bloquant toute option de départ pour le joueur.

« Ce n’est pas le joueur qui décide quand partir »

A la fin du mois de juillet, Létang avait ainsi expliqué dans les colonnes de L'Equipe : « Le joueur est sous contrat jusqu'en 2029 et son départ n'est pas un sujet. Nous comptons sur lui, il le sait, et nous avons été très clairs avec lui. Il n'a jamais eu de bon de sortie. Tous les joueurs à qui j'ai dit qu'ils pourraient partir sont partis. C'est la même danse que l'été dernier avec de nouveau un nouvel agent ». Plus récemment, il y a quelques jours, alors que Fernandez Pardo n'avait pas souhaité être aligné à l'occasion d'un match amical contre Everton, le président lillois avait réitéré : « Ce n’est pas le joueur qui décide quand partir. Les contrats sont faits et existent donc il ne peut pas y voir une position unilatérale. Nous sommes très tranquilles sur le sujet ».

Les déclarations de Létang sont à lire à l'aune d'un objectif principal : le montant du transfert

Comment décrypter les propos du président lillois ? La porte est-elle aussi fermée qu'il le dit ? Si Olivier Létang a prouvé dans la passé qu'il pouvait résister à ce type de pression, qu'il ne se laissait pas dicter le timing du mercato par un joueur, il a dans la même temps démontré qu'il était un redoutable négociateur et qu'il savait jouer sur les leviers nécessaires pour obtenir une vente à la hausse. Son crédit dans sa capacité de résistance lui permettant justement d'obtenir le tarif qu'il souhaite. Or dans le cas de Fernandez Pardo, si l'on en croit les informations sorties dans les médias, il y a bien un prix : 70 millions d'euros. Si cette information est confirmée, alors de facto, la porte n'est pas fermée pour Fernandez Pardo, et pour Létang, il s'agit surtout d'obtenir le montant fixé. Toutes ses déclarations sont alors prioritairement à lire à l'aune de cet objectif : obtenir une offre à ce niveau de prix. Le président nordiste sait qu'il est toujours très risqué de garder un joueur à partir du moment où il a clairement exprimé son envie de départ. Mais il souhaite avant tout éviter le piège de subir une pression à la baisse sur le prix du fait de ce contexte délicat.

Articles liés