Au cours des dernières saisons, il y a des matchs qui ont été très tendus du côté du Parc des Princes. Il y a ainsi eu de l’électricité dans l’air entre le PSG et certains de ses opposants. Ça a même parfois dégénéré. C’est ainsi qu'un joueur du club de la capitale s’est notamment retrouvé à se faire agresser par un adversaire.

Le 16 août 2014, le PSG remportait sa rencontre de Ligue 1 face à Bastia (2-0). Mais voilà que ce qu'on retient de cette rencontre n'est clairement pas la victoire du club de la capitale. En effet, ce sont d'autres images qui ont fait énormément parler, celles de l’agression de Brandao sur Thiago Motta au moment de rentrer dans les vestiaires au coup de sifflet final. On avait ainsi pu voir l’attaquant bastiais attendre sa victime dans les couloirs du Parc des Princes avant de lui asséner un coup de tête dans le nez.
« Il a tout prévu pendant le temps qu'il a passé sur le banc »
En 2020, pour L’Equipe, plusieurs personnes en lien avec cette agression de Brandao sur Thiago Motta étaient revenues sur ce moment. Entraîneur adjoint de Bastia à l’époque, Didier Tholot avait lui fait savoir : « Motta avait l'art de lui faire péter complètement les plombs, un vrai spécialiste. Avec Claude (Makelele), on avait donc décidé de le remplacer plus tôt (72e). Quand il est revenu sur le banc, il s'est installé derrière moi, il était très calme. Mais dans sa tête, il devait bouillir. Une bombe à retardement. Il a tout prévu pendant le temps qu'il a passé sur le banc. Il s'est levé très vite au coup de sifflet final, il est rentré avant nous au vestiaire ».

« Il nous a dit qu'il n'avait rien fait. Qu'il l'avait à peine touché »
Alors joueur de Bastia, Mathieu Peybernes n’était lui pas très loin au moment des faits. Il racontait : « Le coach (Claude Makelele), la chemise en sang, essaie de retenir Motta. Je ne comprends pas ce qui se passe surtout que je vois Brandao entrer dans le vestiaire comme si de rien n'était. Je l'avais croisé juste avant et comme on venait de perdre et que je le voyais attendre, je lui avais dit "viens on rentre" mais il m'avait répondu "non j’attends." Dans le vestiaire, on lui a demandé sa version afin qu'il se défende au mieux et que nous puissions nous aussi le défendre même si son geste était indéfendable. Mais il était trop énervé. Après la douche, il nous a dit qu'il n'avait rien fait (rires). Qu'il l'avait à peine touché. Franchement, je crois qu'il n'a pas estimé la portée de son acte : à ses yeux, il s'était fait justice lui-même, c'était réglé, cela ne pouvait pas aller plus loin ».