Condamné mercredi à six mois de prison avec sursis pour violences conjugales, Abdelatif Kherradji pourrait malgré tout être présent sur les pelouses de Ligue 1 et de Ligue 2 la saison prochaine. L’arbitre âgé de 40 ans figure en effet sur le guide de la saison 2025-2026 envoyé par la Ligue, alors que la FFF n’a toujours pas réagi.

La saison de Ligue 1 n’a pas encore repris que déjà quelques polémiques pointent le bout de leur nez. À commencer par l’organisation du Trophée des champions à Bollaert et non sur terrain neutre, puis l’inversion du match entre le PSG et le Stade Rennais. Désormais, on pourrait voir la saison prochaine sur les pelouses de Ligue 1 un arbitre condamné pour violences conjugales en la personne d’Abdelatif Kherradji.
Condamné pour violences conjugales, Abdelatif Kherradji pourrait continuer à exercer en Ligue 1
Si la procureure avait demandé 18 mois de prison avec sursis avec exécution provisoire, l’arbitre âgé de 40 ans a finalement été condamné a six mois de prison avec sursis ce mercredi par le tribunal correctionnel de Nîmes, comme indiqué par L’Équipe. Une peine accompagnée d’une interdiction de contact avec la victime pendant trois ans, ainsi que l’obligation d’effectuer un stage pour la lutte contre les violences conjugales. D’après RMC Sport, malgré cette condamnation, Abdelatif Kherradji devrait malgré tout pouvoir continuer à exercer la saison prochaine, puisque son nom figure dans le guide Ligue 1 de la saison 2025-2026 envoyé par la LFP aux médias ce jeudi.
« C'est équivalent à une peine de principe, sans exécution provisoire et sans inscription au casier judiciaire »
C’est d’ailleurs dans cette optique que la condamnation d’Abdelatif Kherradji n’a pas été inscrite dans son casier judiciaire. « C'est une bonne décision pour nous. Le tribunal a bien rendu la justice. C'est équivalent à une peine de principe, sans exécution provisoire et sans inscription au casier judiciaire. La procureure avait demandé dix-huit mois de prison avec sursis avec exécution provisoire, ce qui était énorme vu la réalité du dossier », déclarait Eric Borghini, un de ses avocats, auprès de L’Equipe. « La partie civile réclamait de son côté 10 000 euros de provision et une expertise judiciaire pour obtenir le plus d'indemnités possible. Elle n'a rien obtenu de tout cela. Le plus important, c'est que le président, en rendant son jugement, a dit publiquement à la barre que le tribunal nous avait accordé la non inscription au casier judiciaire pour que ce jugement n'ait aucune incidence professionnelle pour monsieur Kherradji. »
« Si Abdelatif n'est pas sanctionné par la Fédération, nous ne ferons pas appel »
« J'ai immédiatement transmis cette décision à la hiérarchie de monsieur Kherradji. Si Abdelatif n'est pas sanctionné par la Fédération, nous ne ferons pas appel. Nous espérons juste avoir cette décision relativement rapidement car nous n'avons que dix jours pour décider », concluait Eric Borghini. Abdelatif Kherradji était en arrêt maladie jusqu’à mardi et est toujours dans l’attente de la décision de la FFF, informée de sa condamnation. L’affaire a été renvoyée au tribunal correctionnel de Nîmes pour fixation des dommages et intérêts le 19 mars 2027 à 9h.
Abdelatif Kherradji était accusé de deux faits de violence, à commencer par le 13 mars. Son ancienne compagne l’accusait de l’avoir attrapée par le cou puis de l’avoir violentée afin de l’empêcher de quitter leur domicile. Le second aurait eu lieu deux mois plus tard, le 13 mai. Il l’aurait tirée « par le bras, en l’agrippant par les épaules et en la plaquant contre le mur. » Des faits qui auraient entraîné une incapacité temporaire de travail de trois jours pour la victime.