Zinedine Zidane en équipe de France : Son adjoint a déjà annoncé des galères à ses côtés, «il faut se protéger»
Guillaume de Saint Sauveur -
Journaliste
Diplômé d’Ecole de Journalisme à Paris. Spécialisé football, et plus particulièrement sur le mercato. Fan du PSG et du Stade Français.

Fidèle adjoint de Zinedine Zidane durant son passage remarqué en tant qu'entraîneur du Real Madrid, David Bettoni l'a donc logiquement suivi dans sa toute nouvelle aventure en tant que sélectionneur de l'équipe de France. Et pourtant, cette ami de longue date de Zidane l'avait avoué en interview il y a quelques mois : ce rôle d'adjoint lui a également apporté quelques galères sur le plan personnel...

Comme pressenti depuis de nombreux mois, Zinedine Zidane est bel et bien devenu le nouveau sélectionneur de l'équipe de France et reprend donc le flambeau de Didier Deschamps. après 14 ans de règne. Libre depuis son départ du Real Madrid en 2021, l'ancien numéro 10 emblématique va donc désormais devoir imposer sa patte à la tête des Bleus, et il a pour cela commencé par composer son propre staff qui se composer notamment de son fidèle adjoint, David Bettoni, qu'il avait rencontré à l'AS Cannes en centre de formation, dans les années 80.

Bettoni a toujours suivi Zidane : « On s’est dit : “On y va” »

Dans une interview accordée à L'EQUIPE en juin 2022 à l'occasion de ses 50 ans, Zinedine Zidane se livrait d'ailleurs sur ce précieux lien avec David Bettoni, qui l'a déjà accompagné tout au long de son aventure au Real Madrid (à la Castilla de 2014 à 2016, puis en équipe première lors des périodes 2016-2018 puis 2019-2021) : « À Cannes, il y a eu la rencontre avec ma femme Véronique et cette amitié avec David. On s’est suivis. Je suis allé le voir après à Cannes, quand il s’occupait des jeunes. Parfois, on s’est même perdus un peu de vue mais on est toujours restés liés. C’est ça, les amis. On faisait toujours attention à l’autre. Notre association a mûri progressivement dans nos têtes et puis on s’est dit : “On y va.” Il m’a suivi au Real », confiait Zidane sur son adjoint.

« Ça ne m’a pas avantagé d’être son adjoint »

Mais le fait d'évoluer dans l'ombre de Zinedine Zidane au Real Madrid a parfois joué des tours à David Bettoni comme il le confiait en octobre 2025 dans un entretien pour Media Carré : « Ça ne m’a pas avantagé d’être l’adjoint de Zinedine Zidane. Je pense qu’il y a trois choses. La première c’est que, pour les gens du football, je n’ai pas l’expérience d’entrainer en tant que numéro 1 une équipe professionnelle, puisque je ne l’ai fait que deux fois. Déjà, il y a ce côté-là, ils n’ont pas envie de prendre de risques. Après, je ne vais pas parler de mes expériences et discussions avec les différentes personnes, mais c’est ce que j’ai vu, c’est ce que j’ai ressenti, et c’est ce qu’on m’a verbalisé. La deuxième des choses, c’est ce que je fais si Zizou reprend une équipe… J’ai toujours médiatisé que je me suis lancé en numéro 1, la vie on ne sait pas de quoi elle est faite, donc je ne peux pas dire que demain je n’irai plus avec Zizou… Il y a ce côté qui me limite. Et la troisième des choses, c’est qu’il faut avoir un réseau assez important. Le fait d’être avec Zizou, il faut quand même se protéger, donc… Il y a ces trois éléments qui ont fait que ça n’a pas été évident. Et puis, je suis ni un coach adjoint, ni un coach tout seul, ni un coach de centre de formation… j’ai fait les trois, et j’ai beaucoup d’expérience, beaucoup à donner. Je continue à croire en moi, et je suis très calme », a indiqué cet ami de longue date de Zidane.

« Ça me rend triste de ne pas avoir coaché dans mon pays »

En février 2022, David Bettoni était pressenti pour prendre les rênes des Girondins de Bordeaux en tant qu'entraîneur principal, mais les contacts n'avaient finalement pas pu aboutir. Et le fidèle adjoint de Zinedine Zidane estime que ce rôle de doublure ne lui permet pas forcément d'être reconnu à sa juste valeur : « J’ai été déçu parce que je pensais que ça allait être plus facile pour moi de revenir chez moi, en France. C’est un paradoxe, je n’ai pas réussi à entrainer en France, mais en Suisse et en Tunisie. La première année, j’étais peut-être un peu trop ambitieux, je suis allé taper chez des clubs de Ligue 1, puis j’ai fait preuve d’humilité en tapant à la porte de clubs de Ligue 2. Mais là, c’est pareil… Ce qui me rend un peu triste aujourd’hui c’est de ne pas avoir coaché dans mon pays. Mais je n’en veux à personne, à aucun président ou directeur sportif, c’est les règles du jeu, c’est comme ça. Je suis persuadé qu’un jour j’entrainerai en France, je crois en moi. Oui, c’est dur. Quand tu sors du Real, que tu veux aller entrainer et qu’on ne t’ouvre pas les portes, tu te demandes comment c’est possible. Mais il faut avoir de l’humilité », poursuit Bettoni, qui a malgré tout décidé d'accompagner Zinedine Zidane dans cette nouvelle aventure en équipe de France malgré toutes les contraintes liées à ce rôle d'adjoint, dans l'ombre...

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