«Tout peut s'arrêter très vite» : Didier Deschamps a appris beaucoup de choses en équipe de France, ça pourrait servir à Zinedine Zidane !
Amadou Diawara

En fin de contrat le 31 juillet 2026, Didier Deschamps a cédé sa place de sélectionneur de l'équipe de France à Zinedine Zidane. Peu avant son départ, le technicien de 57 ans s'était livré sur son expérience en Bleu. Ses mémoires pourraient servir à Zinedine Zidane dans l'exercice de sa nouvelle fonction.

Alors que son contrat arrivait à terme le 31 juillet 2026, Didier Deschamps a annoncé dès janvier 2025 qu'il n'allait pas rempilé avec la FFF. Comme prévu, le coach de 57 ans a donc quitté son poste de sélectionneur de l'équipe de France après la Coupe du Monde 2026. Pour assurer la succession de Didier Deschamps, Philippe Diallo - le président de la FFF - a décidé de miser sur Zinedine Zidane, qui rêvait de reprendre les rênes des Bleus.

«Il a fallu que je m’adapte, car c’est d’une telle intensité»

Peu avant la fin de son mandat, Didier Deschamps a fait un bilan de son aventure en équipe de France, et ce, lors d'un entretien accordé à GQ. Le 10 juin 2026, il est revenu sur ce qu'il a vécu, compris et appris lorsqu'il était à la tête des Bleus. Une expérience qui pourrait servir à son héritier : Zinedine Zidane.

«Le but est d’éliminer tous les problèmes qu’on peut rencontrer pendant une compétition»

« Avez-vous l’impression d’avoir fait le plus beau métier du monde ? Ah ça oui ! La plus belle chose qui me soit arrivée dans ma vie professionnelle, c’est l’équipe de France. J’ai eu le privilège, le bonheur, le luxe de pouvoir pendant vingt-cinq ans être à son service, en comptant les années en tant que joueur et en tant que sélectionneur. Quelle différence faites-vous entre un club et une sélection, puisque vous avez dirigé les deux ? Ce n’est pas du tout le même métier. C’est un rythme totalement différent. Franchement, c’est très agréable de diriger une sélection, ça permet d’avoir une vie à côté. Il y a toujours des exigences, mais elles sont différentes. Et tout peut s’arrêter très vite. Quand on joue contre l’Ukraine, pour aller à la Coupe du monde 2014, ça aurait pu être mon dernier match. La longévité et l’expérience me permettent aujourd’hui de ne pas perdre de l’énergie sur des choses qui n’en valent pas la peine. Au début, il a fallu que je m’adapte, car c’est d’une telle intensité… Ça demande beaucoup de travail en amont et, heureusement, je ne suis pas seul pour gérer tout ça. Numériquement, nous sommes beaucoup moins que certaines autres équipes nationales, mais j’ai toujours préféré la compétence à la quantité », a confié Didier Deschamps, avant d'être relancé.

«C’est un rythme totalement différent»

« Vous faisiez quoi de votre “temps libre” ? Il y a quatre à cinq rassemblements par an, en dehors des compétitions. Entre chacun d’entre eux, il y a du suivi, des ajustements dans la préparation, dans la logistique. Le but est d’éliminer au préalable tous les problèmes qu’on peut rencontrer pendant une compétition. Après, il peut y avoir aussi les impondérables... Comme ? Tout ce qui est extérieur, l’environnement autour de l’équipe, les médias… D’un point de vue plus personnel, en quoi le quotidien d’un sélectionneur est différent de celui d’un entraîneur ? La fonction de sélectionneur m’a permis d’être au contact du très très haut niveau, ce qui est un besoin pour moi, et d’avoir parallèlement une vraie vie privée. Quand on est entraîneur de club, c’est comme si on était en permanence dans le tambour d’une machine à laver. Je me suis vu en photo lorsque j’étais coach de club : la différence entre le début et à la fin d’une saison ! Rien à voir. Même un entraîneur qui gagne change beaucoup. La fatigue est énorme, on est confronté aux médias tous les jours. On se retrouve face à une actualité parfois autre que sportive, des questions politiques, et autres… C’est ça qui est usant », a regretté Didier Deschamps. Reste à savoir si Zinedine Zidane se servira de son expérience pour se faciliter la tâche en équipe de France.

Articles liés