Avec son aura exceptionnelle, Zinédine Zidane a impressionné plus d'un joueur. Benoît Pedretti, qui l'a côtoyé en équipe de France, fait partie de ceux qui ont été marqués par l'ancien meneur de jeu qui s'apprête à faire ses débuts comme sélectionneur.

Débarquer en équipe de France lorsqu'on est un jeune joueur peut se révéler être intimidant. Benoît Pedretti s'en souvient encore, lui qui a découvert la sélection à l'automne 2002 alors qu'il évoluait encore au FC Sochaux. Interrogé par L'Est Républicain avant les débuts de Zinédine Zidane comme sélectionneur, l'ancien milieu de terrain s'est souvenu de sa première rencontre avec les stars tricolores de l'époque.
« J’étais un peu stressé à l’idée de voir, au petit-déjeuner, les stars de l’équipe de France, notamment Zinédine Zidane »
« J’avais été convoqué à la suite d’un forfait chez les Bleus. Du coup, j’étais arrivé à Clairefontaine tard dans la soirée, vers 23h. J’étais en chambre avec Grégory Coupet que je connaissais un peu. J’ai eu du mal à trouver le sommeil, j’étais un peu stressé à l’idée de voir, au petit-déjeuner, les stars de l’équipe de France, notamment Zinédine Zidane, raconte Pedretti auprès du quotidien régional. Je me demandais carrément si tous ces grands joueurs savaient qui j’étais… La plupart des joueurs évoluaient à l’étranger et, moi, j’étais un petit gars de Sochaux qui n’avait que deux saisons de L1 dans les jambes. »
« J’étais plein de timidité, mais Zizou s’est montré tout de suite sympa et accessible »
« Il faut remettre les choses dans le contexte, poursuit l'ancien joueur, aujourd'hui âgé de 45 ans. En 2002, je me retrouvais au milieu de très grands joueurs que j’admirais quelque temps plus tôt à la télé, comme un jeune supporter passionné de football. Je me revois vibrer lors de la Coupe du Monde 1998 et l’Euro 2000. J’étais plein de timidité, mais Zizou s’est montré tout de suite sympa et accessible. Avec une petite tape sur l’épaule pour me mettre en confiance, quand je suis allé le saluer. À la fin du match, l’intendant des Bleus, Henri Émile, m’a offert le fanion de la rencontre, dédicacé par tous les joueurs, dont Zidane. Je l’ai gardé précieusement, il est chez moi. »
Les grands débuts de Zidane approchent
Zinédine Zidane s'apprête désormais à ouvrir un nouveau chapitre de sa carrière comme sélectionneur de l'équipe de France ce vendredi en Turquie. « Il va mettre sa patte, c’est sûr, mais il y aura une forme de continuité, prédit Pedretti. Il n’y a pas de raisons de remplacer la plupart des joueurs qui font partie des meilleurs du monde à leur poste. Ce qui me semble intéressant, c’est qu'avec Zidane, les joueurs ne pourront pas se cacher. Si les performances sont moyennes, les joueurs se retrouveront en première ligne. Je ne vois pas les gens critiquer Zidane par rapport à tout ce qu’il représente. C’était sûrement un peu moins compliqué d’émettre des critiques au sujet de Deschamps, encore plus avec l’usure du temps. »