Mis sur le devant de la scène depuis son plus jeune âge, Kylian Mbappé a dû très vite faire face à une pression immense, avec ses différents clubs ou avec l'équipe de France. Et parfois ça n'a pas été très simple, même si la star tricolore n'hésite pas à évoquer le problème de la santé mentale chez les sportifs de haut niveau.

Ce n'est pas toujours simple d'être un sportif de haut niveau. Au fil des années, de plus en plus d'argent a été injecté dans les différentes disciplines, certaines beaucoup plus que d'autres. Le football est l'exemple parfait et le phénomène n'a fait que s'intensifier au fil des années. Mais avec l'argent vient également la pression...
« Ça ne sert à rien d'essayer de t'échapper en regardant la dernière série ou la télé »
Et parfois ça peut devenir lassant, comme l'avait déjà confié Kylian Mbappé dans un entretien accordé à L'Equipe, en septembre 2025. « Pendant les compétitions internationales, à un moment, toujours. Tu es enfermé pendant une soixantaine de jours. Quand c'est la Coupe du monde, plus rien ne compte et ça ne sert à rien d'essayer de t'échapper en regardant la dernière série ou la télé. Si tu allumes, tu sais qu'on ne va parler que de ça. J'ai fait deux Coupes du monde, j'ai été deux fois en finale. Entre la demi-finale et la finale, le monde s'arrête » avait expliqué la star du football français.
« Les derniers jours, tu es seul dans ta chambre, tu regardes le ciel, tu attends que ça passe »
« Les gens sont devant l'hôtel et toi, tu es là depuis soixante jours, tu te dis : c'est le plus grand match de ma vie, mais vivement la fin, qu'on sache et qu'on passe à autre chose » a poursuivi Mbappé. « Entre l'impatience, le fait que plus rien d'autre n'existe et que tu n'as plus rien à faire... Les bouquins, les séries, les jeux, les anecdotes avec les compagnons... Ouais, on s'est vus soixante jours. (Il rit.) Même ceux dont je suis le plus proche, ceux avec qui je suis H24... Les derniers jours, tu es seul dans ta chambre, tu regardes le ciel, tu attends que ça passe ».
« Si je gagne la Coupe du monde, vous venez trois jours après m'interroger, je peux le balancer »
Cette position il n'est pas le seul à ma tenir, puisque d'autres sportifs comme le cycliste Tadej Pogacar ont déjà évoqué une certaine fatigue. « La complexité du truc, c'est que les gens ont du mal avec ça. Tu ne dois pas le montrer. Il (Pogacar) ne le dit pas au début, il le dit quand il a gagné... S'il le dit au début, il se fait massacrer, et pourtant, c'est la même émotion. Il a attendu qu'il y ait le contexte ultra-favorable, le pic proche de la victoire, pour le dire » a lancé Kylian Mbappé. « Et s'il avait perdu, il l'aurait dit ? Si je gagne la Coupe du monde, vous venez trois jours après m'interroger, je peux le balancer. Tu es quasiment intouchable, là. Tu perds un match, tu dis ça, on te répond que tu dis ça parce que tu as été nul ».