Alors qu’il participe pour la première fois au Tour de France, Paul Seixas sort d’une première semaine réussie, lui qui est sixième au classement à 28 secondes du podium. À seulement 19 ans, le Français doit en revanche encore découvrir certaines spécificités d’une course aussi longue, notamment la journée de repos de ce lundi.

Très attendu, Paul Seixas a réussi ses débuts sur le Tour de France. Le Français a réalisé une première semaine sérieuse et pointe actuellement à la sixième place au classement général, à 28 secondes du podium, mais la route est encore longue.
« On ne sait pas comment il va récupérer »
« Le bilan des neuf premiers jours est plutôt encourageant. Tout se passe très bien, il était très fort sur l’étape du Tourmalet. Il ne faut pas oublier, il n’a que 19 ans et il passe en 3e position au sommet, termine 5e de l’étape, est 6e du classement général… Les feux sont au vert. On redoutait un peu cette 9e étape, on savait qu’il ne fallait pas faire d’erreur mais on l’a plutôt bien gérée. Elle était difficile. Maintenant, place à la journée de repos ! », a confié Julien Jurdie, dans des propos relayés par Eurosport. Place désormais à la journée de repos, ce qui est une nouveauté pour Paul Seixas.
« Il n’a même jamais fait de journée de repos »
« Il ne faut pas oublier que Paul a 19 ans : on ne sait pas ce qu’il va se passer la semaine prochaine, on ne sait pas ce qu’il va se passer dans 15 jours. C’est sûr que c’est un phénomène, il faut toujours avoir ça en tête, mais il n’a que 19 ans, on ne sait pas comment il va récupérer… On sait qu’il y a une étape difficile mardi, après la journée de repos », a poursuivi le directeur sportif de Decathlon CMA CGM. En effet, Paul Seixas n’a jamais connu une course de trois semaines et les journées de repos qui l’accompagnent pour le moment. « Il n’a même jamais fait de journée de repos. On échange déjà sur le plan qu’il faut faire lundi, est-ce qu’il faut rouler, est-ce qu’il faut ne pas rouler, est-ce qu’il faut faire 1h, est-ce qu’il faut faire 2h… On va essayer de tout optimiser, de le mettre dans les meilleures dispositions, de le sécuriser un maximum. La récupération, c'est la clé », a ajouté Julien Jurdie. « Autant d’inconnues que l’on ne maîtrise pas à 100% avec Paul. Et c’est logique. »