Paul Seixas a gratté une place au classement général après la 10e étape de ce Tour de France. Le coureur de Decathlon CMA CGM Team a terminé troisième derrière Tadej Pogacar et Remco Evenepoel, lui permettant de figurer en cinquième position de la compétition. Le Français de 19 ans a toutefois avoué avoir frôlé la catastrophe.

Cette 10e étape du Tour de France a plutôt réussi à Paul Seixas ce mardi. Le coureur de Decathlon CMA CGM a terminé troisième après Tadej Pogacar et Remco Evenepoel. Ce résultat lui a permis de grappiller une place au classement général après la défaillance d’Isaac Del Toro. Le phénomène de 19 ans a toutefois frôlé la catastrophe entre Aurillac et Le Lioran. Et il ne s’en est pas caché.
«J'ai senti ma roue arrière partir sans même mettre de l'angle»
« J'imagine que toutes les troisièmes places sur le Tour n'ont pas la même saveur mais celle-ci, c'est forcément particulier. L'étape du Tourmalet (6e étape, jeudi) était vraiment pour les grimpeurs. Aujourd'hui (mardi), c'était une étape de mecs forts. Des efforts plus courts, plus chaotiques. Réussir à être présent sur ces deux types de terrain, c'est une très belle réussite. Le Tour est encore long, il faut savoir ne pas faire n'importe quoi. Forcément, tout le monde était à fond. Je n'ai pas cherché à savoir s'il fallait prendre le maillot blanc ou pas. Je voulais juste rallier l'arrivée, essayer de prendre le maximum de temps et aller le plus vite possible jusqu'à la ligne » a d’abord expliqué Paul Seixas dans des propos rapportés par L’Equipe.
«La descente, c'était une patinoire»
« Nico [Prodhomme], Matthew [Riccitello], Tiesj [Benoot] et Aurélien [Paret-Peintre] m'ont bien placé tout au long de la bosse [le Pas de Peyrol, ndlr]. La descente était extrêmement dangereuse. Le goudron, à mon avis, fondait. J'ai senti ma roue arrière partir sans même mettre de l'angle. J'ai complètement perdu mes repères. La descente, c'était une patinoire. Heureusement qu'on était devant à ce moment-là. On n'a pas cherché à faire les fous. Beaucoup de coureurs n'ont pas réfléchi à la gestion de la montée [dans le col du Pertus, ndlr]. Ils sont partis à fond dès le pied. Après, on a laissé Jonas [Vingegaard] rouler, car c'est lui qui avait le plus à perdre. Il nous a emmenés jusqu'à la fin » a ensuite poursuivi le jeune Français.