Paul Seixas : Son point faible à l'origine de son «vol plané à 70km/h»
Thibault Morlain -
Journaliste
Après s’être essayé à différents sports, Thibault se tourne vers une carrière de footballeur amateur. Au moment de faire un choix entre devenir footballeur professionnel et journaliste, les qualités ont fait pencher la balance d’un côté. Le voilà désormais au sein de la rédaction du 10 Sport, après un diplôme obtenu à l’Institut International de Communication de Paris.

En pleine préparation du Tour de France, Paul Seixas a abandonné lors du Tour Auvergne Rhône-Alpes. Ayant renoncé lors de la dernière étape, le coureur de la Décathlon CMA CGM n'a voulu prendre aucun risque alors que son corps lui faisait mal à la suite d'un vol plané à 70km/h survenu la veille. Seixas a ainsi lourdement chuté et voilà que cela sera la conséquence de l'un de ses points faibles.

A quelques semaines du départ du Tour de France, Paul Seixas s'est fait une grosse frayeur lors du Tour Auvergne Rhône-Alpes. En effet, lors de cette course, le Français de 19 ans a sévèrement chuté. « J’ai fait n’importe quoi dans cette descente, je m’en veux énormément. Je ne suis pas fier de moi, je suis fier de l’équipe. Ils ont fait un énorme travail. J’ai fait une erreur bête, c’est entièrement de ma faute. J’ai mal jugé un virage, je suis arrivé beaucoup trop vite. On était à 70 km/h, j’ai fait un vol plané, j’ai glissé comme dans un toboggan sur l’avant. Je suis vraiment amoché, les gants sont défoncés », disait notamment Seixas suite à cet incident.

« Tout ce qu’il fait est beau, c’est fluide, c’est propre, mais... »

Et voilà que si Paul Seixas a subi cette chute, c'est parce qu'il prendrait trop de risqueq dans les descentes, lui qui est pourtant présenté comme un bon descendeur. En effet, dans sa chronique pour CyclismActu, Cyrille Guimard a expliqué concernant le phénomène de la Décathlon CMA CGM : « Si on cherche le point faible de Paul Seixas, pour moi, c’est la descente. Tout ce qu’il fait est beau, c’est fluide, c’est propre, mais il n’a jamais de marge de sécurité. Je l’avais déjà dit pendant le Tour du Pays basque : il va falloir qu’il freine un peu plus et surtout qu’il travaille techniquement sur les virages rapides. Je le répète, il n’a pas de sécurité. À la moindre erreur ou avec une vitesse un peu trop élevée, il ne peut pas s’en sortir ».

« Le jour où ça ne passe pas, tu tapes très vite »

« Je n’ai jamais dit qu’il descendait mal. J’ai dit qu’il n’avait pas de marge de sécurité, ce qui est différent. Ses trajectoires sont propres. Il les ouvre peut-être un peu trop vite, mais ça, c’est autre chose. Il y a surtout des problèmes d’angles qu’il ne maîtrise pas totalement. Donc il ne peut pas avoir de marge de progression. Tant que ça passe, c’est beau, c’est parfait, c’est extraordinaire. Mais le jour où ça ne passe pas, tu tapes très vite », a-t-il poursuivi à propos de Paul Seixas.

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