Alors qu'il attendait avec impatience le Grand Prix de Montréal pour savoir où il en était par rapport à ses adversaires à quinze jours des championnats du monde, Paul Seixas a obtenu les réponses qu'il espérait, en se montrant le plus fort de la course, ou a minima celui en mesure d'en dicter le scénario. De quoi ouvrir de grands espoirs dans l'optique des Mondiaux, a fortiori en écoutant ses mots après la course...

A moins de quinze jours des championnats du monde à Montréal, Paul Seixas reprenait la compétition le week-end dernier à l'occasion des deux courses canadiennes inscrites au calendrier World Tour, le Grand Prix de Québec et le Grand Prix de Montréal, et il attendait beaucoup de cette reprise pour savoir où il en était par rapport à ses principaux adversaires. Notamment du Grand Prix de Montréal, qui se tient sur un parcours similaire à celui des Mondiaux.
L'attaque de Seixas dans le dernier tour a éliminé tous ses adversaires
Et le moins que l'on puisse dire, c'est que le leader de Décathlon CMA CGM a apporté des éléments très rassurants tant il est apparu le plus fort dans le final du Grand Prix de Montréal, son attaque dans la dernière ascension de la longue montée du parcours ayant éliminé tous ses adversaires, Isaac Del Toro étant le seul à maintenir un écart relatif lui permettant de rentrer après avoir basculé au sommet. Et si Seixas n'a pas gagné à l'arrivée, c'est avant tout du fait d'une erreur d'inattention dans le sprint dont a su profiter le coureur mexicain.
« J'ai encore des cartes dans ma manche pour les Mondiaux »
Après l'arrivée, le champion français était le premier à le reconnaître : « J'ai fait une erreur de débutant, c'est clair, je cherchais le panneau des 200 mètres, je ne l'ai pas vu, je voyais 300 et 100, et je comptais lancer aux 200... Il m'a surpris, il a bien joué, il a vu mon moment d'inattention, car c'est quelqu'un qui sait très bien lire la course. En face, ce sont des gars qui ne se ratent pas, donc il ne faut pas que je me loupe non plus. Mais c'est un très bon exercice de travailler mon punch. C'est là où je dois progresser. Je me demandais comment il fallait que je manoeuvre pour gagner, mais en même temps, je ne voulais pas abattre toutes mes cartes avant les Mondiaux. Je veux garder quelques trucs que je pourrais faire à l'esprit... J'étais aussi là pour faire des erreurs et j'ai encore des cartes dans ma manche pour les Mondiaux ».
« Pour être honnête, je ne me suis pas senti particulièrement bien de la journée »
Si le scénario de la course offre donc de réels espoirs pour les Mondiaux, les mots de Paul Seixas après la course confirment nettement la tendance, comme relayé par cyclinguptodate.com : « Pour être honnête, je ne me suis pas senti particulièrement bien de la journée. Je pense que je manquais un peu de rythme. Peut-être que je n’en ai pas fait assez ces derniers jours. Je me disais que ce n’était peut-être pas le jour pour faire la différence. Mais finalement, j’étais plutôt costaud. J’en suis ravi ». Sans se sentir au top, Seixas a dominé la concurrence. Cela laisse de quoi espérer pour le Mondial.