Cyclisme - Tour de France : Seixas, l'appel de Nibali !
Alexandre Higounet

Alors que Paul Seixas va prendre le départ dans quelques jours de son premier Tour de France, et de son premier Grand Tour tout court, alors qu'il n'est pas encore âgé de 20 ans, l'ancien champion italien Vincenzo Nibali estime qu'il devra être particulièrement protégé de toute forme de pression, au maximum de ce qui est possible. Selon lui, la condition principale de sa réussite pour son premier Tour pourrait se trouver là.

Dans quelques jours, Paul Seixas va prendre le départ de son premier Tour de France avec une énorme attente derrière lui. Compte tenu de son début de saison exceptionnelle, le jeune prodige français est forcément attendu à un niveau proche du duo Pogacar-Vingegaard alors qu'il n'a pas encore 20 ans et qu'il n'a jamais disputé de Grand Tour.

« J’aurais opté pour un choix moins risqué, comme le Giro, pour sa première grande course par étapes »

A l'occasion d'un entretien avec Bici.pro, relayé par cyclinguptodate.com, Vincenzo Nibali, vainqueur de la Grande Boucle en 2014, maintient que cette opération Tour de France s'avère particulièrement délicate pour le jeune champion tricolore, quelles que soient ses qualités exceptionnelles : « Seixas est un jeune coureur dont on peut tout attendre. Mais n’oublions pas qu’il n’a que 20 ans et qu’il subit une pression énorme de la part de toute la France. J’aurais opté pour un choix moins risqué, comme le Giro d’Italia pour sa première grande course par étapes, afin d’engranger de la confiance et de commencer à cerner ses difficultés sur une épreuve de 21 jours ».

« Seixas, il faut le protéger »

Pour Nibali, une chose est sûre, pour qu'il ait une chance de performer au niveau où on l'attend, Seixas devra être protégé au maximum de toute pression, pour évoluer le plus possible libéré de tout stress et ne pas manger d'énergie inutilement : « Seixas, il faut le protéger. Regardez Giulio Pellizzari cette année. Nous attendions tous davantage au classement général, mais à mon avis, il a exploré ses limites même si je suis convaincu qu’il en ressortira avec une conscience plus aiguë de ses moyens. Et sur le Tour, le terrain vraiment plat n’existe pas ; même lors des étapes les moins périlleuses, on peut accumuler 2 000 mètres de dénivelé positif. Il existe donc un risque de se retrouver face à des étapes très stressantes et psychologiquement éprouvantes. Surtout pour quelqu’un comme Paul Seixas qui, en tant que Français talentueux, suscite une énorme attention médiatique à chacune de ses actions ».

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