Alors qu'il aborde la dernière semaine du Tour de France en étant toujours à la lutte pour le podium, Paul Seixas a clairement confirmé tout le bien qu'on pouvait penser de lui. Et ses prestations, comme la manière avec laquelle il gère pour l'instant le stress et les attentes, ont impressionné jusqu'à ses coéquipiers les plus expérimentés, comme Tiesj Benoot.

Alors que s'ouvre aujourd'hui la troisième semaine du Tour de France, avec un contre-la-montre individuel autour d'Evian, Paul Seixas est plus que jamais en course pour monter sur le podium, pointant pour l'instant à la 4ème place du général, à quelques secondes du duo Evenepoel-Del Toro. Pour son premier Grand Tour, et alors qu'il n'est âgé que de 19 ans, la performance du jeune prodige tricolore impressionne, à commencer par ses équipiers chez Décathlon CMA CGM, et notamment le plus expérimenté à haut niveau, Tiesj Benoot.
« Après ce que j'ai vu ces derniers jours, je peux dire qu'il m'impressionne vraiment »
Au sortir de l'étape du Plateau de Solaison, Benoot a ainsi commenté, dans des propos rapportés par cyclinguptodate.com : « Quand Paul est devenu champion du monde juniors, je disputais déjà mes huitièmes championnats du monde. Tout est nouveau pour lui ; il apprend et s'adapte très vite. Il est exactement là où il doit être. C'est sa première grande course ; jusqu'à présent, la plus longue qu'il avait disputée durait sept ou huit jours. Nous ne savons pas comment se passera la troisième semaine. Il n'a pas connu le moindre moment de faiblesse. En fait, il nous impressionne chaque jour. Après ce que j'ai vu ces derniers jours, je peux dire qu'il m'impressionne vraiment ».
« Sans Paul, je passerais la journée à me faire lâcher par UAE »
Pour Benoot, le niveau affiché par Seixas permet à toute l'équipe d'être mobilisée à fond derrière lui, d'autant qu'il semble avoir encore franchi un cap par rapport au début du Tour de France : « Cela fait quelques jours qu'il dit se sentir bien. C'est mieux qu'au Tourmalet, je pense. Après, il était déjà là mardi dernier (lors de la 10e étape au Lioran) et dans le Tourmalet. C'est aussi une bonne chose pour moi en tant qu'équipier ; sinon, je passerais la journée à me faire lâcher par UAE. Là, je suis content de pouvoir jouer un rôle actif ».