Paul Seixas dispute cette semaine le Tour Auvergne-Rhône Alpes, anciennement appelé le Dauphiné Libéré, afin de peaufiner sa préparation pour le Tour de France. Le jeune champion français se dit prêt à affronter le duo Pogacar-Vingegaard pour la conquête du maillot jaune... tout en veillant à ne surtout pas s'enflammer.

Paul Seixas dispute actuellement le Tour Auvergne-Rhône Alpes pour compléter sa préparation pour le Tour de France. Le jeune Français ne cache pas son envie d'affronter en juillet Tadej Pogacar et Jonas Vingegaard, comme il l'a expliqué au départ de la course, dans des propos rapportés par cyclinguptodate.com : « C'est l'une des plus grandes courses par étapes de l'année, très prestigieuse, et d'autant plus spéciale pour moi qu'elle se déroule dans ma région natale. Je savais que le Dauphiné [Tour Auvergne-Rhône-Alpes] me donnerait un avant-goût du Tour de France, notamment du point de vue médiatique. Même si j'ai encore du mal à imaginer ce que ce sera sur le Tour, on m'a déjà dit que je serai époustouflé. Je me prépare mentalement, et ça ne me dérange pas. Ça fait partie du jeu. J'aurais aimé que Pogacar et Vingegaard soient là (au Tour Auvergne-Rhône Alpes). J'aime courir contre eux, même si je n'ai pas souvent affronté Jonas. Courir contre les meilleurs est toujours un défi et une occasion de progresser ».
S'il est impatient de les affronter, preuve que le stress et la pression lui sont étrangers, Paul Seixas garde la tête sur les épaules à l'évocation de ses ambitions pour le Tour, notamment concernant l'hypothèse du maillot jaune à Paris : « Puis-je battre Pogacar ? On peut toujours rêver. Mais il faut rester réaliste. J’ai beaucoup de respect pour lui et je reste humble. Idem pour Jonas, il ne faut pas l’oublier. Ils occupent les deux premières places du Tour depuis cinq ans maintenant. Je suis là pour me mesurer à eux, mais tant que je n’ai pas atteint leur niveau, je ne veux pas trop rêver ».
Paul Seixas évite ici adroitement le piège d'affirmer trop haut des ambitions qui mettraient automatiquement une pression à la hausse sur ses épaules, alors qu'il en aura déjà beaucoup sur le Tour. Ce qui ne signifie pas qu'il n'a pas au fond de lui l'envie de jouer la victoire finale. Mais en restant dans le bon ordre des choses d'un point de vue médiatique, le leader de Décathlon-CMA CGM s'évite des situations difficiles, qui pourraient nuire à son bien-être, et donc à sa performance, dans le courant du mois de juillet. Et de surcroit, il prouve qu'il sait aussi mettre les choses dans le bon ordre dans sa tête, qu'il est conscient qu'il lui en manque encore un peu avant de définitivement faire le match avec Pogacar.