Cyclisme - Tour de France : Les équipiers de Pogacar en remettent une couche !
Alexandre Higounet

Avec sa victoire écrasante au Tour de Suisse, où il est apparu plus fort que jamais, Tadej Pogacar, comme il en a pris l'habitude depuis plusieurs années, a littéralement assommé ses adversaires avant le Grand Départ du Tour de France ce samedi à Barcelone. Et comme si cela ne suffisait pas, ses équipiers en ont remis une couche ces dernières heures...

Comme il en a pris l'habitude depuis plusieurs années, Tadej Pogacar s'est arrangé pour remettre les pendules à l'heure avant une grande échéance comme le Tour de France, afin de bien matraquer moralement tous ses adversaires. Le champion du monde slovène a cette fois utilisé le Tour de Suisse, qu'il a dominé outrageusement et où il est apparu plus fort que jamais. Et autant dire que l'objectif a été plus que rempli.

« Je comprends la frustration et le découragement des autres coureurs »

La grande majorité du peloton est en effet persuadée qu'il n'y aura rien à faire face à Pogacar sur les routes de juillet, à l'image des déclarations récentes de Sam Oomen, l'un des leaders de Lidl-Trek : « Je me suis entraîné dur, notamment pour supporter la chaleur, avec l'idée d'arriver en assez bonne forme au départ du Tour de Suisse. Lors du GP Gippingen, la course d'avant, j'étais dans le coup. Mais sur le Tour de Suisse, c'est comme si j'étais monté sur un ring de boxe : j'ai encaissé des coups. Une équipe, et surtout un seul homme, dominent tellement le reste du peloton qu'on a du mal à concevoir la vitesse à laquelle ils roulent vraiment, même en faisant tout son possible de son côté. Je ne sais pas si "désillusion" est le terme exact, mais c'est le premier qui me vient à l'esprit. Dès le premier jour, j'ai souvent entendu des coureurs se dire entre eux : "Je n'ai jamais rien vécu de pareil" ».

« Vous ne pouvez pas imaginer à quel point il est fort »

Comme si cela ne suffisait pas, les équipiers de Pogacar en ont remis une couche dans les médias cette semaine, à l'image des déclarations de Florian Vermeersch au Het Laatste Nieuws, relayées par cyclinguptodate.com : « Je comprends pourquoi certains coureurs n'essaient même pas de suivre lorsque Tadej accélère en montée. Ils savent qu'ils risquent d'exploser, de subir une contre-attaque et de perdre encore plus de temps. Je comprends la frustration et le découragement des autres coureurs lorsqu'ils donnent le meilleur d'eux-mêmes, pour finalement voir quelqu'un d'autre rouler 5 km/h plus vite. Je trouverais cela déplacé si Tadej commençait délibérément à se freiner pour donner de l'espoir aux autres. Tadej est tout simplement trop fort. N'importe qui, moi y compris, courrait exactement de la même manière avec ses jambes et continuerait de montrer qu'il est le meilleur. Vous ne pouvez pas imaginer à quel point il est fort ; surtout quand il commence à sortir ses watts par kilo, cela peut être assez déprimant pour moi. On ne peut vraiment pas se comparer à lui. Si l'on prend Tadej comme référence, on ne sera jamais satisfait ».

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