A moins de trois semaines du Grand Départ du Tour de France, Tadej Pogacar a repris la compétition à l'occasion du Tour de Suisse. Un rendez-vous loin d'être anodin pour le leader de l'équipe UAE Team Emirate, tant pour savoir où il en était physiquement que pour calmer les ardeurs de plus en plus affirmées de ses adversaires. Et ça n'a pas traîné...

En reprenant la compétition au Tour de Suisse à trois semaines du Tour de France, Tadej Pogacar s'était fixé une double mission : d'une part se conforter sur son niveau de forme en vue des combats de juillet et d'autres part, marquer un grand coup durant la course pour matraquer moralement ses adversaires, notamment Jonas Vingegaard et Paul Seixas, qui apparaissaient plutôt ragaillardis ces dernières semaines. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que le champion slovène a coché toutes les cases dès la première étape, remportée avec une très large avance et après un raid solitaire de 70 kilomètres.
Pogacar a déjà rempli ses objectifs sur le Tour de Suisse
Ces dernières heures, Mauro Gianetti, le patron de l'équipe UAE Team Emirates, ne cachait pas sa satisfaction dans des propos rapportés par cyclinguptodate.com : « On connaît les chiffres de Tadej à l'entraînement, mais quand on attribue un dossard à un coureur, on attend toujours une confirmation. Attaquer d'aussi loin lors de la première étape n'était pas prévu. Nous voulions contrôler la course, mais Tadej était déjà parti. Après, nous voulions tout de même gagner, prendre le maillot de leader et tester notre forme ». Contrat rempli donc.
« Le Tour de France, ce n'est pas un calcul de math »
Et surtout pour Gianetti, cette rude première étape va grandement conforter Pogacar avant le Tour de France : « Nous savions que ce n'était pas le jour idéal pour tenter quelque chose, mais cette course ne dure que cinq jours, alors on voulait saisir nos opportunités. Tadej était satisfait de son effort lors de cette journée chaude et difficile. Je pense qu'il a trouvé toutes les réponses qu'il cherchait ». Pour autant, Gianetti veillera à éviter tout excès de confiance : « Le Tour de France, ce n'est pas un calcul de math. Il faut d'abord voir Tadej sur le Tour. Il a encore trois semaines pour progresser. Jonas Vingegaard ? Il sait exactement qui est Tadej et il travaille dur pour donner le meilleur de lui-même. Nous aussi ».