Cyclisme : Pogacar-Del Toro, pourquoi il ne faut pas s'inquiéter pour Seixas
Alexandre Higounet

A l'occasion du Tour Auvergne-Rhône Alpes, indépendamment de la chute du Français lui interdisant de vraiment défendre ses chances samedi, Isaac Del Toro, leader d'UAE Team Emirates sur la course, est apparu au moins aussi fort que Paul Seixas. Quand on sait qu'il sera seulement le lieutenant de Pogacar sur le Tour, faut-il s'inquiéter pour le prodige français ? Pas vraiment, et voici pourquoi.

Au sortir du Tour Auvergne Rhône Alpes, remporté haut la main par Isaac Del Toro sans que Paul Seixas puisse réellement lutter du fait de sa chute lors de l'étape de samedi ayant provoqué son abandon dimanche, un sujet d'inquiétude pourrait poindre au sujet du prodige français avant le Tour de France. Non pas du fait de sa chute, ou de son résultat brut, mais plutôt en raison de l'impression de force laissée par Del Toro, leader de l'équipe UAE Team Emirates sur la course.

UAE a probablement cherché à atteindre mentalement le jeune Français

Lors de la seule véritable confrontation qu'il a eue avec Seixas, lors de l'arrivée au sommet de vendredi, Isaac Del Toro a donné en effet l'impression d'être au moins aussi fort que le Français, peut-être même un petit cran au-dessus. Quand on sait que Del Toro ne sera que le lieutenant de Pogacar sur le Tour, faut-il dès lors s'inquiéter pour le jeune leader de Décathlon CMA CGM pour juillet ? Risque-t-il de prendre la foudre avec le slovène ? A l'analyse, pas vraiment.

Le différentiel d'objectif entre Seixas et Del Toro...

En effet, quand on connaît le mode de fonctionnement de l'équipe UAE depuis plusieurs années, et notamment de Pogacar lui-même, on sait qu'ils cherchent à matraquer mentalement leurs adversaires avant un objectif afin de les amener au départ en situation de perdant. On imagine donc qu'au sein de l'équipe émiratie, on a voulu amener Del Toro au départ du Tour Auvergne-Rhône Alpes à 100% de ses capacités afin qu'il soit en mesure de lutter avec Seixas, voire mieux. Le Mexicain était donc probablement à son summum la semaine dernière, alors que Seixas, lui, vise en priorité le Tour de France, et qu'en conséquence, il n'est pas arrivé au départ de la course à son pic de forme, mais plutôt avec une marge d'amélioration. C'est dans ce contexte qu'il faut analyser leur affrontement de vendredi dernier. Il n'y a donc pas de conclusions à en tirer pour le Tour de France.

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