Ce jeudi, l’Olympique de Marseille entame sa campagne d’Europa League en Turquie, sur la pelouse de Besiktas. L’occasion pour Amir Murillo, qui a quitté la cité phocéenne en février dernier, de retrouver son ancien club. Présent en conférence de presse avant la rencontre, le latéral gauche n’a pas mâché ses mots.

La première rencontre de l’OM en Europa League contre Besiktas ce jeudi soir sera l’occasion de retrouvailles avec Amir Murillo, parti en Turquie lors du dernier mercato hivernal. À l’époque, le latéral panaméen avait été poussé vers la sortie par le club phocéen, Roberto De Zerbi ne comptant plus sur lui et assumant publiquement sa position. « C’est quelqu’un de bien, un joueur fort, je l’aime beaucoup. S’il n’a pas cette envie, il ne joue pas, confiait l’ancien entraîneur de l’OM en février dernier. Murillo comprend ce que je lui reproche, il est venu manger chez moi, il sait combien d’affection, j’ai pour lui. Mais j’ai besoin de personnes qui ont faim, sinon on continuera de prendre des buts sur des touches. Tout le monde doit être dans le même bateau. D’autres joueurs font des erreurs sur le terrain, mais il faut avoir faim. C’est le principe. » Mis à l’écart après l’humiliation à Bruges (0-3) puis un nul au Paris FC (2-2), Amir Murillo avait quitté l’OM dans la foulée. De son côté, Roberto De Zerbi avait fait de même quelques jours après.
« J’ai eu le sentiment qu’il m’avait manqué de respect »
Présent en conférence de presse avant la réception de l’OM, Amir Murillo en a profité pour régler ses comptes avec son ancien entraîneur, désormais à Tottenham. « Je pense que tout le monde a vu qu’il y avait eu, disons, un problème avec l’entraîneur. Cela n’avait rien à voir avec l’équipe ni avec le club, a réagi le latéral gauche panaméen, rapporté par Le Phocéen. C’était quelque chose de personnel avec l’entraîneur. D’une certaine manière, j’ai eu le sentiment qu’il m’avait manqué de respect. Ensuite, on m’a pratiquement obligé à quitter le club. C’est de cette manière que j’ai finalement pu rejoindre Beşiktaş. C’est tout. »
Murillo continue de suivre l’OM
Malgré la fin mouvementée de son histoire à Marseille, Amir Murillo continue de suivre son ancien club. « J’ai regardé la plupart de leurs matches. Ils n’ont pas obtenu les résultats positifs qu’ils espéraient, mais cela reste une très grande équipe, avec des joueurs de grande qualité que je connais très bien, prévient le joueur de Besiktas. Les résultats n’ont peut-être pas reflété ce qu’ils méritaient jusqu’à présent, mais je pense qu’ils finiront par arriver s’ils continuent à travailler de cette manière. »
« C’est une fierté de représenter ce que Beşiktaş signifie pour la Turquie et pour l’histoire du football »
Murillo savoure aujourd’hui sa nouvelle aventure en Turquie : « Jouer avec Beşiktaş en Europe est également quelque chose de sensationnel. C’est une fierté de représenter ce que Beşiktaş signifie pour la Turquie et pour l’histoire du football. Pour moi, c’est un privilège de pouvoir représenter ce club. Nous avons beaucoup travaillé et beaucoup lutté pour nous qualifier pour la Ligue Europa. Commencer demain par un résultat positif nous apporterait énormément de satisfaction à tous. »