Alors qu'il est le premier à croire en une victoire de Paul Seixas dans dix jours à l'occasion des championnats du monde, surtout depuis l'absence de Tadej Pogacar, le quintuple vainqueur du Tour de France et champion du monde en 1980 a lancé un avertissement au sujet d'un adversaire que l'on ne voit pas venir pour l'instant mais qui pourrait s'avérer très dangereux le jour J...

Quelques jours après la chute malheureuse de Tadej Pogacar sur la Vuelta, annonçant son forfait pour les championnats du monde sur route, qui se tiendront le 27 septembre prochain à Montréal, Bernard Hinault, quintuple vainqueur du Tour de France et champion du monde en 1980, n'avait pas fait mystère que cela ouvrait une véritable opportunité pour Paul Seixas.
« Je ne pense pas que Mathieu Van der Poel soit forcément le coureur le plus fort pour ce tracé... »
Bernard Hinault avait alors lancé devant les micros : « Que Paul Seixas prenne le maillot quand il le peut surtout. Cette année il a une chance inouïe sans Pogacar, et il se situe au même niveau que quelques autres. Et, même si on n’a pas encore la sélection de l’équipe de France, il va y avoir forcément de très bons éléments et quelques autres d’ailleurs qui ont aussi des chances de pouvoir s’imposer ».
« ... mais il pourrait bien être le plus malin »
Pour autant, Hinault a tenu ces dernières heures à mettre en avant un nom peu cité jusqu'à aujourd'hui parmi les favoris pour les Mondiaux, probablement du fait du profil très vallonné du parcours qui le favorise moins, mais que Seixas ne devra surtout pas oublier le jour J, celui de Mathieu Van der Poel. A l'occasion d'un entretien accordé au Telegraaf et relayé par cyclinguptodate.com, Hinault a ainsi déclaré : « Quand Pogačar est là, tout le monde court contre lui. Il place une accélération et lance : "Au revoir, messieurs." Là, on a un groupe d'une dizaine ou d'une quinzaine de coureurs capables de l'emporter. Je ne pense pas que Mathieu Van der Poel soit forcément le coureur le plus fort pour ce tracé, mais il pourrait bien être le plus malin de tous ».
« Pour lire une course aussi pure qu'un Mondial, Van der Poel est un maître »
Pour Bernard Hinault, l'absence d'oreillettes pendant les Mondiaux ajoute au danger constitué par Van der Poel : « On n'a pas quelqu'un en permanence dans l'oreille pour dire : "Attention, fais ceci ou cela". Tout repose sur les coureurs eux-mêmes. Et pour lire une course aussi pure, Van der Poel est un maître ». Paul Seixas est prévenu, il ne devra surtout pas négliger le champion hollandais, d'autant qu'il vient de donner des gages de son arrivée en condition en remportant la très difficile première étape du Tour du Luxembourg...