Kylian Mbappé et les Bleus sont prévenus, voilà ce que Zinedine Zidane ne fera jamais en équipe de France : «C’est la pire des choses»
Hugo Chirossel -
Journaliste
Passionné de football depuis le plus jeune âge, devenir journaliste sportif est rapidement devenu une évidence pour Hugo. Il se découvrira plus tard un amour pour la NBA, avant d’explorer d’autres horizons comme ceux de la Formule 1 et de la NFL.

Il y a une dizaine d’années, avant qu’il ne prenne les rênes de l’équipe première du Real Madrid et désormais de l’équipe de France, Zinedine Zidane s’était confié sur sa vision du management d’un groupe. Kylian Mbappé et ses coéquipiers ont donc déjà pu avoir un aperçu de ce qui les attendra avec leur nouveau sélectionneur, qui refuse de renier sa personnalité et d’être un entraîneur « sévère » ou « sans pitié ».

Cinq ans après son départ du Real Madrid et avoir refusé toutes les propositions qui lui ont été faites entre-temps, Zinedine Zidane a réalisé l'un de ses objectifs, voire l'un de ses rêves : prendre les rênes de l’équipe de France. L’ancien entraîneur de la Casa Blanca, avec lequel il a notamment remporté trois Ligues des champions consécutives, s’est engagé jusqu’en 2030, soit au moins jusqu’à la prochaine Coupe du monde.

« Je n’ai jamais ignoré la difficulté d’être entraîneur »

Avant d’en diriger l’équipe première à partir de janvier 2016, Zinedine Zidane a fait toutes ses classes au Real Madrid, où il a notamment entraîné les U17 et la réserve. Auprès de So Foot en juin 2015, il s’était confié sur sa vision du métier d’entraîneur : « J’ai été joueur, donc je n’ai jamais ignoré la difficulté d’être entraîneur. D’ailleurs, j’ai toujours été indulgent avec mes entraîneurs. Même quand je voyais que le message n’était pas clair, ce n’était pas bien grave, je savais ce que j’avais à faire sur le terrain. Et je savais aussi combien c’était difficile d’être coach. Mais voilà : j’avais envie de ça, j’avais envie de transmettre. »

« Si je fais du “sans pitié”, ce n’est pas moi »

C’est surtout sur le management d’un groupe que Zinedine Zidane s’était livré, lui qui ne sera jamais un entraîneur strict ou autoritaire, ce qui ne va pas avec sa personnalité. « Quel genre de coach je suis ? Je suis moi. Je ne suis pas quelqu’un qui parle beaucoup, et je ne vais pas me mettre à parler beaucoup parce que je suis devenu entraîneur. J’entends dire : “il faut être sévère”, “il faut être sans pitié”, “il faut être ceci, il faut être cela ”. Moi, je crois qu’il ne faut pas chercher à être quelqu’un qu’on n’est pas. Si je fais du “sans pitié”, ce n’est pas moi. C’est la pire des choses à faire. Donc je fais du “moi” : j’essaie d’être convaincu et convaincant », avait-il expliqué.

« Faire passer mes consignes de la manière la plus claire possible, et avec ma personnalité »

« Voilà, c’est ça mon nouveau défi : faire passer mes consignes de la manière la plus claire possible, et avec ma personnalité, qui est plutôt celle de quelqu’un de réservé », ajoutait Zinedine Zidane. « Et j’apprends ça. Je sais que c’est dans ce domaine, de la communication des idées, qu’il faut que je progresse, que je travaille, mais c’est pour ça que j’ai voulu faire coach. Pour me mettre en danger, pour avancer dans ma vie. Parce qu’on va le dire clairement : je n’ai pas besoin de gagner de l’argent aujourd’hui. Je pourrais très bien rester chez moi, je n’ai pas besoin d’être entraîneur pour manger. Mais j’ai envie de me remettre en question, et grandir. J’ai des enfants, j’ai des messages à faire passer. »

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