Alors que le départ de la course en ligne des championnats du monde sera donné dans moins de deux jours, Paul Seixas aborde le rendez-vous avec une grande motivation, prêt à en découdre. Le leader de l'équipe de France n'a pas peur du combat et apparaît prêt à assumer son statut de favori, sans se mettre une pression supplémentaire.

A moins de deux jours du départ de la course en ligne des championnats du monde, tous les feux apparaissent au vert pour le leader désigné de l'équipe de France, Paul Seixas, pour qui le sélectionneur Thomas Voeckler a bâti une stratégie sur mesure, avec une équipe dont l'objectif est de se sacrifier pour maximiser ses chances de victoire.
« Je suis content d'être le leader de cette belle équipe, avec des bons mecs »
Le leader des Bleus apparait en effet remonté à bloc, prêt à en découdre pour le maillot arc-en-ciel, à l'image de ces déclarations à L'Equipe : « Ma médaille de bronze au chrono change-t-elle quelque chose pour moi ? J'ai basculé dès le dimanche soir déjà. Le chrono était fini, je suis passé sur la course en ligne. C'est normal. Il me reste l'objectif principal, même si le chrono était aussi un objectif important. Je l'ai bien réalisé mais je suis passé à autre chose. Je me suis bien entraîné, j'ai fait un peu de foncier. Je suis prêt à affronter la course en ligne. Ma médaille n'a pas changé énormément de choses, le chrono n'a rien à voir avec la course en ligne mais ça montre que je suis en forme et que j'ai gardé la forme ces derniers temps. Ça me donne un peu de confiance mais ça ne change pas grand-chose. Est-ce que j'ai la pression ? Forcément un peu mais c'est normal. Je suis content d'être le leader de cette belle équipe, avec des bons mecs. Je suis prêt à tout donner et courir de la meilleure des manières. Ça me motive vraiment beaucoup. On veut faire ensemble quelque chose de très beau ».
« Avec la forme que j'ai, avec l'envie de l'équipe, ce serait forcément une déception de ne pas avoir le titre »
Preuve de son mental conquérant, pas écrasé par la pression, Seixas ne cache pas son ambition : « L'objectif, c'est de gagner dimanche. Avec la forme que j'ai, avec l'envie de l'équipe, ce serait forcément une déception d'aller chercher autre chose que le titre. Mais ça peut arriver. Il faut savoir que tout est possible. Mais notre ambition est d'aller chercher ce titre. C'est dingue quand on y pense et ça me motive encore plus. C'est tout ce dont je pouvais rêver ».
Une stratégie bien définie et partagée
Enfin, autre élément favorable, le leader français apparaît complètement aligné avec ce que l'on pense être la stratégie de Thomas Voeckler, à savoir durcir la course : « Il y a une différence entre le Grand Prix de Montréal et la course des Mondiaux avec cette fois une longue partie en ligne avant d'entrer dans le circuit. Il y a un peu moins de tours de circuit (12 contre 16). Pour définir exactement le type de coureurs qui peuvent s'imposer sur ce type de parcours, il faut voir comment la course se déroule. C'est un parcours assez ouvert. En fonction des scénarios, on peut se rapprocher d'un parcours puncheurs-grimpeurs ou bien puncheurs-sprinteurs. Ça se jouera entre les deux. Ce sera un puncheur, c'est sûr, mais le reste dépendra du tempo, s'il est agressif, si c'est tactique. Pour que ça me corresponde mieux, forcément qu'il faut durcir la course. On verra comment on va le faire, on n'a pas encore eu le briefing. Thomas Voeckler a toujours des idées derrière la tête, j'attends de voir ce qu'il va nous dire ».