menu close2
search
Annuler
  1. 10h00 Un champion du monde va quitter le PSG, son prochain club est déjà connu !
  2. 09h15 Pourquoi Seixas n'est pas en cause après l'échec de l'équipe de France aux Mondiaux...
  3. 09h00 «Il ne comptait pas du tout sur moi» : Ce joueur a snobé l'équipe de France à cause de Didier Deschamps !
  4. 08h00 «Il a 100 % confiance en nous» : Le vestiaire de l'équipe de France est déjà sous le charme de Zinedine Zidane
  5. 06h00 «C’est la grande classe» : Zinédine Zidane a trouvé son «Michael Jordan» pour l’équipe de France
Pourquoi Seixas n'est pas en cause après l'échec de l'équipe de France aux Mondiaux...
Alexandre Higounet

Alors qu'il a tenu des propos très durs envers lui-même après l'arrivée de la course en ligne des championnats du monde, Paul Seixas n'a pourtant pas grand chose à se reprocher compte tenu du scénario de la course. C'est plus au niveau de la stratégie d'ensemble qu'il pourrait y avoir matière à discussion.

Quelques minutes après l'arrivée de la course en ligne des championnats du monde, Paul Seixas, finalement quinzième à l'arrivée après avoir été pris par des crampes dans le dernier tour alors qu'il était encore dans le jeu pour la victoire finale, a tenu des propos très durs envers lui-même, prenant sur lui l'intégralité de la responsabilité de l'échec.

Seixas prend sur lui la responsabilité de l'échec...

Le jeune leader de l'équipe de France a ainsi lancé dans des propos rapportés par L'Equipe : « C'est de ma faute. Tout allait très bien, j'avais des jambes incroyables et honnêtement, je n'ai pas envie d'en parler plus. C'est une honte ce que j'ai fait aujourd'hui, de cramper comme ça. C'est une erreur de gamin, je n'ai jamais crampé de ma vie sur le vélo. Je suis déçu pour moi, c'est ce que je mérite. C'était une course de costauds, pour moi, c'était parfait. C'est une énorme déception, mes équipiers ont tout donné pour que je fasse le meilleur résultat et c'est un échec ».

... mais le questionnement concerne plus la stratégie d'ensemble

Pourtant, objectivement, Seixas n'a pas grand chose à se reprocher. Compte tenu de son isolement très tôt dans la course, il a fait ce qu'il fallait pour gérer les attaques, assumant une partie du travail avec Del Toro notamment, accompagnant les grandes offensives de Pidcock sur la fin en se montrant au niveau de son statut. Et s'il a dû céder du fait de crampes, il faut bien voir que tous les leaders étaient au bout, ce qui explique d'ailleurs que personne n'est parvenu à revenir sur McNulty alors qu'il s'est lui-même clairement affaissé dans le dernier tour.

« Ce sont mes décisions, il faut savoir assumer »

S'il faut questionner quelque chose après l'échec de dimanche, c'est plus la stratégie générale de l'équipe de France que la course de Seixas elle-même. S'il était logique de durcir pour favoriser ses chances, stopper ce mouvement à mi-course pour lancer des offensives avec des coureurs pas en situation de tenir si le rythme s'emballait au niveau des cadors du peloton ouvrait grand le risque que l'équipe de France se retrouve contrée avec un groupe de ténors, et c'est ce qu'il s'est produit. Soit la stratégie était de tout jouer pour Seixas, et il ne fallait pas arrêter de mener pour essorer le peloton et laisser Seixas attaquer dans le final, soit il fallait sélectionner des vraies leaders de rechange - comme Romain Grégoire ou Benoist Cosnefroy - capables d'accompagner les Van der Poel, Roglic ou Onley dans leurs attaques. Interrogé après l'arrivée, le sélectionneur Thomas Voeckler a d'ailleurs tenu à assumer lui-même le résultat : « Mon sentiment après la course ? Moi aussi, ça me fait ch... Mais si c'était facile de gagner un championnat du monde, ça se saurait. On était là, on était nombreux, c'est parce qu'on y croyait, et Paul le premier. Donc on a tout fait pour tenter d'être bons, mais ce n'est pas pour ça qu'on l'est forcément à la fin. Mais si on ne fait pas tout pour l'essayer, on est sûr de ne pas y arriver. On a fait ce qu'on avait à faire. J'ai un peu discuté avec quelques mecs à l'arrivée, il faut reconnaître que Paul a été, à mon goût, un peu trop isolé un peu trop tôt. Mais ça peut arriver. Oui, j'aurais aimé qu'il soit un peu plus épaulé, mais je ne vais accabler personne. Ce sont mes décisions, il faut savoir assumer ».

Articles liés