Alors que Paul Seixas n'est pas parvenu à transformer l'essai lors des championnats du monde sur route, terrassé par des crampes dans le dernier tour alors qu'il était encore en course pour la gagne ou un podium, le sélectionneur Thomas Voeckler a assumé la responsabilité de cette absence de résultat, et maintenu ses choix stratégiques.

Alors qu'il nourrissait de grandes ambitions pour l'épreuve sur route des championnats du monde depuis le forfait de Tadej Pogacar, à savoir la conquête du maillot arc-en-ciel, Paul Seixas a échoué dans le dernier tour, terrassé par des crampes après une course terrible, au cours de laquelle il s'est retrouvé assez rapidement sans équipier. 15ème à l'arrivée, le champion tricolore a pris sur lui l'intégralité de cet échec.
Seixas très dur avec lui-même
Seixas a ainsi lancé après la course dans des propos rapportés par L'Equipe : « C'est de ma faute. Tout allait très bien, j'avais des jambes incrpyables et honnêtement, je n'ai pas envie d'en parler plus. C'est une honte ce que j'ai fait aujourd'hui, de cramper comme ça. C'est une erreur de gamin, je n'ai jamais crampé de ma vie sur le vélo. Je suis déçu pour moi, c'est ce que je mérite ».
« Je ne vais accabler personne, ce sont mes décisions, il faut savoir assumer »
Après la course, le sélectionneur Thomas Voeckler est rapidement monté au créneau pour dédouaner son jeune leader, assumant la responsabilité du résultat : « Mon sentiment après la course ? Moi aussi, ça me fait ch... Mais si c'était facile de gagner un championnat du monde, ça se saurait. On était là, on était nombreux, c'est parce qu'on y croyait, et Paul le premier. Donc on a tout fait pour tenter d'être bons, mais ce n'est pas pour ça qu'on l'est forcément à la fin. Mais si on ne fait pas tout pour l'essayer, on est sûr de ne pas y arriver. On a fait ce qu'on avait à faire. J'ai un peu discuté avec quelques mecs à l'arrivée, il faut reconnaître que Paul a été, à mon goût, un peu trop isolé un peu trop tôt. Mais ça peut arriver. Oui, j'aurais aimé qu'il soit un peu plus épaulé, mais je ne vais accabler personne. Ce sont mes décisions, il faut savoir assumer ».
« Ce qui est sûr, c'est qu'on a durci comme on le voulait et je maintiens que c'était dans l'intérêt du profil de Paul »
Quand bien même certains de ses choix peuvent être discutés, comme celui de durcir la course avant d'arrêter ensuite pour faire attaquer des coureurs et animer la course très loin de l'arrivée sans véritable carte au-delà de Paul Seixas, Thomas Voeckler a assumé sa stratégie et maintenu son cap : « Ce qui est sûr, c'est qu'on a durci comme on le voulait et je maintiens que c'était dans l'intérêt du profil de Paul, par rapport au parcours. Brandon McNulty a magnifiquement tiré profit de la stratégie des Belges et des Français. Si on n'avait pas durci et qu'il y avait eu quatre tours d'attente encore, d'autres puncheurs auraient été là. C'est une énorme déception mais mon job, c'est aussi de l'atténuer. C'est aussi ce qui permet de savourer les fois où ça va mieux, les fois où ça a été et les fois où ça ira encore plus haut ».