Après la déception de l’épreuve en ligne des championnats du monde, Paul Seixas ne terminant qu’à la quinzième place du fait de crampes dans le dernier tour, l’ancien coureur et directeur d’équipe Jérôme Pineau, désormais consultant pour RMC Sport, a pointé du doigt la cause principale de cet échec. Et pour lui, ce n’est ni Seixas, ni la stratégie du sélectionneur Thomas Voeckler.

Dimanche dernier, à l’occasion de la course en ligne des championnats du monde, l’espoir était grand autour de Paul Seixas, qui faisait partie des grands favoris au maillot arc-en-ciel depuis le forfait de Tadej Pogacar. Et si le jeune champion tricolore n’a rien à se reprocher sur la course, se montrant au niveau, des crampes dans le dernier tour, alors qu’il était encore en course pour la victoire, ont anéanti tous ses espoirs.
« Il ne faut pas se cacher derrière la stratégie, la stratégie était bonne »
Quinzième à l’arrivée, Seixas s’était montré très dur envers lui-même, prenant sur lui la responsabilité de l’échec : « C'est de ma faute. Tout allait très bien, j'avais des jambes incroyables et honnêtement, je n'ai pas envie d'en parler plus. C'est une honte ce que j'ai fait aujourd'hui, de cramper comme ça. C'est une erreur de gamin, je n'ai jamais crampé de ma vie sur le vélo. Je suis déçu pour moi, c'est ce que je mérite. C'était une course de costauds, pour moi, c'était parfait. C'est une énorme déception, mes équipiers ont tout donné pour que je fasse le meilleur résultat et c'est un échec ».
« Après le travail magnifique de Bruno Armirail, l'équipe de France a volé en éclats »
Un constat beaucoup trop dur quand on voit que le leader des Bleus s’est montré au niveau attendu, payant juste son isolement tôt dans la course. Pour Jérôme Pineau, ancien coureur aujourd’hui consultant pour RMC Sports, ce n’est ni Seixas ni la stratégie de Voeckler qui doivent être discutés après cet échec, mais le niveau sportif d’une partie de l’équipe autour du leader.
« Paul a eu des crampes parce qu'à 70 kilomètres du but, c'est lui qui devait chercher les bidons, boucher les trous et rouler sur le plat »
Jérôme Pineau a ainsi analysé sur RMC, comme relayé par cyclinguptodate.com : « Paul Seixas a payé les défaillances de certains de ses coéquipiers de l'équipe de France. Il ne faut pas se cacher derrière la stratégie. La stratégie était bonne. Mais elle n'était valable que si les coureurs parvenaient à supporter la pression et étaient en bonne forme. Hier, la France a manqué de force collective. Après le travail magnifique de Bruno Armirail, l'équipe de France a volé en éclats. Il n'y avait plus personne autour de Paul à 70 kilomètres de l'arrivée. À mon avis, Paul a eu des crampes parce qu'à 70 kilomètres du but, c'est lui qui devait aller chercher les bidons, boucher les trous et rouler sur le plat. On peut avoir 20 ans et être une immense star, mais c'est trop demander ».