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Vips - Baptiste Lecaplain : « Ce que Chamakh a fait à Bordeaux est une honte »

Baptiste Lecaplain

« Baptiste Lecaplain se tape l’affiche » vient de sortir en DVD. Pour l’occasion, l’humoriste qui monte depuis son apparition dans « Bref » s’est confié au 10 Sport sur sa passion pour le foot et les Girondins de Bordeaux.

Après t’être tapé l’affiche dans les salles, tu vas désormais te taper l’affiche dans tous les salons de France…Oui, ça fait très bizarre. Je suis content de ce DVD, c’est une consécration ! En plus, c’est comme ça que j’ai découvert les humoristes, en VHS chez ma grand-mère ! Alors si ça peut donner envie aux gens de venir voir les prochains spectacles, tant mieux.

Dans ton spectacle tu parles un peu de sport. D’escrime, de lancer de marteau, de karaté mais pas de foot. Tu ne voulais pas toucher à ton sport fétiche ?

Non, ce n’est pas sacré. Mais je n’ai pas envie de tomber dans les caricatures. Vanner les footeux, c’est un peu facile. C’est plus marrant de se lâcher sur certains codes de sports improbables comme l’escrime ou le lancer de marteau. Le karaté, par exemple, le fait de se saluer avant se battre, c’est un truc de dingue. Les mecs se disent : « Je te respecte… mais je vais te péter la gueule ! » (rires). Il y a un truc un peu fou là-dedans.

Côté foot, tu es supporter des Girondins. Supporter Bordeaux, est-ce aussi se taper l’affiche ?Ça l’était un peu en début de saison parce que ça démarrait très mal (sourire). Mais maintenant, je connais très bien les joueurs. Je suis devenu pote avec Ludovic Obraniak et David Bellion, j’échange aussi des messages avec Grégory Sertic. Maintenant, Obraniak je l’appelle directement pour avoir des infos. L’autre fois, j’ai lu qu’il avait eu une séance allégée, je l’ai appelé direct pensant qu’il s’était blessé et il m’a dit : « T’inquiète, j’ai juste fait du vélo » (rires). Pareil, avant leur match contre Nice, je le vois il me dit : « Nice, on va les taper dimanche ! ». Et ils ont gagné (2-1) ! Du coup, il m’a invité à bouffer et il m’a expliqué qu’ils s’étaient parlés pour se ressouder. Depuis le départ de Plasil, leur leader technique, il fallait qu’ils se retrouvent dans le jeu.

Justement, t’as compris ce départ de Plasil ?Quand tu décides de quitter Bordeaux pour jouer à Catane, c’est vraiment que tu veux partir ! Mais je m’en fous, moi il ne m’a jamais transcendé Plasil. Gourcuff, quand il est parti, même si on a pris 25 millions, ça m’a plus fait chier. Et Chamakh, lui, il m’a rendu fou ! Le mec est formé à Bordeaux, il y a signé son premier contrat pro, il devient international, il gagne ses premiers trophées puis il s’en va pour 0 euro ? Mais c’est quoi son éducation ? Tremoulinas a été honnête lui. Il avait fait en sorte de prolonger pour que Bordeaux récupère une indemnité de transfert. Chamakh, c’est une honte. Qu’il aille mettre son gel à Crystal Palace et qu’on n’en parle plus.

Revenons à Yoann Gourcuff qui est beaucoup critiqué depuis son arrivée à Lyon. Comment expliques-tu sa difficulté à s’imposer à l’OL ?Je ne comprends pas parce que ce mec a un talent fou. Bellion m’expliquait que l’année où ils ont été champions (en 2009), il y avait un groupe incroyable, ils faisaient des fêtes de dingue, parfois un peu trop d’ailleurs (rires). Mais ils étaient solidaires et imbattables sur le terrain. Il n’a peut-être pas retrouvé ça à l’OL. Mais Gourcuff je l’ai rencontré à Lyon. Je déjeunais après un spectacle et il était à la table d’à côté. Du coup, je lui ai payé l’addition. Je voulais juste lui dire merci pour les émotions qu’il m’avait procurées avec Bordeaux. Je pense aussi qu’il est un peu jalousé par les footballeurs qui n’arrivent pas à aligner trois mots. Et comme il est un peu introverti et qu’il n’a pas une nature à aller vers les autres, ça joue peut-être. Tant qu’il est bon sur le terrain ça va, mais quand ça ne suit plus… Là il faut qu’il parte à l’étranger !

Retrouvez l’intégralité de cette interview dans LE 10 SPORT, actuellement en kiosques

Sacha Nokovitch