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Pourquoi Matuidi a été élu sportif de l’année GQ

Blaise Matuidi

Mercredi, Blaise Matuidi a reçu le trophée de sportif de l’année décerné par le magazine GQ. Une distinction hautement méritée selon Mathieu Le Maux, responsable des sports du mensuel.

Ce n’est pas le Ballon d’Or mais c’est un début… Mercredi, au Museum national d’Histoire naturelle, Blaise Matuidi a soulevé l’un de ses premiers trophées individuels, celui du sportif de l’année décerné par le magazine masculin GQ alors que son acolyte du PSG Zlatan Ibrahimovic recevait celui d’homme de l’année. « Pour cette édition, les lecteurs avaient le choix entre François Gabart, Tony Parker et Blaise Matuidi », explique Mathieu Le Maux, responsable des sports de GQ. Le milieu du PSG succède donc à Teddy Riner malgré la tendance qui veut que les Français n’aient pas une bonne image des footballeurs. « Les Français ont une mauvaise image de certains footeux mais Matuidi fait l’unanimité, assure Le Maux. Il est discret, il gagne, c’est le seul Français titulaire au PSG et c’est l’un des premiers noms que Deschamps met sur la feuille de match avec les Bleus. Puis il a une simplicité et une élégance naturelle simple. C’est ce qui plaît à nos lecteurs ! » 

« Matuidi est fashion mais pas victime »Mais qu’est-ce qui définit un sportif de l’année GQ « La légitimité sportive d’abord, précise Le Maux. Il faut qu’il y ait eu des résultats dans l’année. Mais on veut aussi voir l’homme, la personnalité. Sinon on aurait désigné Franck Ribéry. » Évidemment, le lecteur GQ note aussi le style du sportif. Sur ce terrain, Matuidi répond également présent. « Il est fashion mais pas victime parce qu’il maîtrise tout, analyse Mathieu Le Maux, également chroniqueur mode dans Lunch Time sur beIN SPORTIl a un dressing de goût. Il ne se laisse pas trop emporter par les tendances over bling des footballeurs. Matuidi est plutôt dans la discrétion, à son image. Il travaille son look, c’est une vraie passion pour lui. Il bosse et cherche son propre style. » Pendant que Valbuena roule en Lamborghini et Benzema en Ferrari, Matuidi a encore une fois préféré l’élégance… Anglaise pour le coup. « Pour un footballeur, c’est plutôt bien vu, explique le journaliste. Il n’a pas craqué de fortunes dans des Ferrari ou des Lamborghini, il roule notamment avec l’une des voitures de James Bond. »

« Je récupère le ballon et je le donne aux artistes »Côté terrain, l’aspect guerrier de Matuidi a également joué dans la course au trophée. « C’est un bosseur, précise Le Maux. Comme il me l’a dit : ‘Moi je coure, je tacle, je récupère le ballon et je le donne au artistes’. Il a très tôt compris qu’il n’avait pas le talent des autres, notamment celui de cette fameuse génération 87, et qu’il fallait qu’il compense par le travail et le dépassement de soi. En même temps, il n’aime pas dire qu’il fait le sale boulot pour les autres parce qu’il s’éclate à faire ça. » 

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Sacha Nokovitch

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