Accès direct au contenu

Médias

Médias - Jean Resseguié : «Les coups francs de Juninho m'ont fait péter les plombs !»

Jean Resseguié, l'incontournable voix de RMC, fête ses 30 ans de carrière. L'occasion de revenir sur ses plus beaux souvenirs.

Jano, quelle a été votre plus forte émotion de ces 30 belles années ?
La finale de l'Euro 2000, que je commente avec Didier Beaune, mon mentor. Un moment particulier. C'était ma première grande finale. Et de la faire vivre avec lui, en plus du scénario incroyable. Cela restera un moment très fort. D'autant que le 31 octobre 1999, je commentais avec lui l'extraordinaire demi-finale de la Coupe du Monde de rugby... Oui, du rugby ! Et la victoire des Bleus sur les All Blacks ! De voir les Italiens se rassoir, médusés, après le but de Trezeguet… Je l’avoue, il y a eu un petit rictus de ma part !

Quel a été le moment le plus émouvant ? Celui où vous avez peut-être versé une petite larme ou perdu vos moyens ?
La finale de la Coupe du Monde de 2006. La Panenka de Zidane, avant son fameux coup de boule et le tir au but manqué de Trezeguet. Un match incroyable, le flou total sur le geste de Zizou, que l'on ne voit pas à vitesse réelle mais quelques secondes après sur nos écrans de contrôle. J'avais vraiment du mal à accepter qu'il ait pu faire ça.

Racontez-nous le moment le plus drôle. La petite anecdote qui vous fait rire à chaque fois que tu y repenses ?
Il y a le « Et merde » qui m'échappe dans le commentaire de la finale de l'Euro 2016 et cette frappe sur le poteau de Gignac à la 92e minute du match. Ce ballon qui ne veut pas rentrer, qui aurait pu être celui de la gagne et qui fait suite surtout aux nombreuses parades de Rui Patricio, le gardien portugais... D'où le « Et merde », sous-entendu, ça ne veut pas rentrer.

«Je rêve de voir gagner une équipe française en Ligue des Champions»

Est-ce qu'il vous reste un rêve de match à commenter ? Si vous aviez la possibilité de choisir la compétition, les équipes et le scénario du match. Racontez-nous le décor, l'ambiance, comment ça se passe et pourquoi c'est un rêve ?
On fait de la fiction alors ! Je ne sais pas si ce sera le 26 mai prochain mais une équipe française en finale de la Ligue des Champions et qui gagne ! J'aimerai bien faire vivre cela sur RMC. Car en 2004, j'ai vécu la défaite de Monaco et en 1993, j'étais en renfort reporteur à Marseille pour celle de l'OM. De voir la joie que cela procure dans une ville, je m'imagine que dans le stade... Donc, une ambiance de dingue avec des supporteurs du club français chauffés à blanc. Une clameur incroyable parce que le stade qui accueille la finale est un bijou. Une caisse de résonnance extraordinaire. Le match est serré et pas de but mais un 0-0 complètement fou avec des occasions de partout et deux gardiens chauds bouillants. Et à la 92e (tiens, cela me rappelle quelque chose) un poteau, rentrant cette fois-ci, et le club français remporte la coupe aux grandes oreilles. J'en perds ma voix !

S'il fallait retenir un joueur de ces 30 années, un joueur qui vous impressionné. Et pourquoi ?
Il y en a eu quelques-uns ! Mais comme j'ai eu la chance d'être au cœur des belles années, des 7 titres consécutifs, de l'OL, sans hésiter : Juninho ! Ce qu'il a réussi à faire dans le jeu pour ses partenaires. Ses coups-francs incroyablement bien tirés qui m'ont fait « péter » les plombs à l'antenne avec Édouard Jay, notre correspondant à Lyon. En plus, « Juni » est un mec adorable. Il a toujours été disponible avec les journalistes et il est devenu un excellent consultant. J'ai eu le plaisir de travailler avec lui à la Coupe du Monde au Brésil. Un sacré personnage.